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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II. 141qu’aucun Prince n’en avoit portées avant lui. Sa conversation étoit fami- Sectionliere, & pleine de franchise (a). X.

Togrol, fils de Sultan ÁIrjlan, nommé auffi Rocno’ddin Kajscm, & dans fs régu-lé Lebtarikh , Sultan Mogayatho’ddin logrol, fut le dernier Sultan de laDy- ^y/y 5”^nastie Seljucide de l’Iran , ou de l’Irak Persienne. 11 succéda à son pere, tan s e lju.& gouverna ses Etats assez heureusement par les conseils de son oncle ma- ddeáfe/'I-ternel le vaillant Mohammed (*), fils de l’Atabek lldïghìz. . «n.

Au commencement de son régné Badanjar attaqua la Province d’Adher- t ogrol _bijan, & Mohammed fils de Sultan Togrol, fils de Mohammed l’Irak Per- n quulor .sienne. Mais Mohammed fils à'Jldighiz , & son frere Kizil yJrJlan (f) mar zie ne Sul-cherent contre eux à la tête d’une puissante armée, & les contraignirent^*bientôt de demander la paix.

La dixieme année de son régné, l’an de l’Hégire 581 & de J. C. 1185, Grandeil y eut une de ces grandes conjonctions des sept Planètes, qui arrivent Con)or,fìioxtrès-rarement, & qui se fit dans le troisième degré de la Balance, qui est desUn signe aérien, suivant la doctrine de ^Astrologie Judiciaire. Tous les teuAstrologues, & entre autres Jnvari, surnommé Hakim ou le Philosophe,déclarèrent que cette conjonction présageoit des ouragans si terribles, queles maisons seroient renversées & les montagnes mêmes ébranlées. Ces fu-nestes prédictions cauferent une si grande frayeur, que bien des gens firentcreuser des souterrains pour se mettre à couvert de ces horribles tempêtes.

Nonobstant cela les Astrologues furent confondus, puisqu’il n’y eut VardUéepas même assez de vent pour empêcher les gens de la campagne de vaner l 'sjs u sleurs grains (s). Le Lebtarikh ne laisse pas de vouloir sauver «'honneur de £'? J ud, ~ces prétendus Prophètes, en voulant nous persuader, contre le témoignage clMre ’unanime de tous les autres Historiens, qu’ils avoient voulu parler des ter-ribles ravages que causa l’irruption des Mogols fous Genghizcan dans leTûran & l’Irak ( c ), vingt-neuf ou trente ans après: car quoique ce Con-quérant ait commencé ses conquêtes dans l’Orient de la Tartarie en 599, ilne porta ses armes vers 1 Occident qu’en Tannée 614 ou la suivante. Maisce phénomène extraordinaire n’auroit-il pas pu plutôt présager la chute del’Empire des Seljucides ? Etoit-ce là un événement trop peu considérablepour être annoncé par la Conjonction des Planètes? ou les Astrologuesáuroient-ils pu prévoir des révolutions éloignées, & non celles qui écoientfur le point d’éclorre?

La même annéejíir, l’Atabek Mohammed fils d 'lldighjz mourut, & Conspira-bientôt le Sultan & Kizil Jrflan, troisième Atabek de i’Adherbijan, íreredu défunt, fe brouillèrent. Cet ambitieux Seigneur voulant disposer de r * n

tout

(«) Lehtarikh, p. 45. Arjlan. (0 Lebtarikh , p. 45.

(s) ú'Herhelot , p. 1028 art. Thogrulben

(*) Ahuìsarnge le nomme PahUroan Mohammed Elfi lldegar . & dit qu il étoit Seigneurqe T AI Jebal , ou Kuhesian, qui fait partie de l’Irak Persienne, de Ray, d’Ispahan, deJ Adherbijan & d’Arran, qui fait partie de l’Arménie. Muljarug p. 272 & feqq.sp O» an, c’est-à-dire le Lion rouge. 11 est appellé ailleurs Kiiij ou Iûhj

Strjtan, ot tùzd [Uzil slrpun,

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