HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II. 141qu’aucun Prince n’en avoit portées avant lui. Sa conversation étoit fami- Sectionliere, & pleine de franchise (a). X.
Togrol, fils de Sultan ÁIrjlan, nommé auffi Rocno’ddin Kajscm, & dans fs régu-lé Lebtarikh , Sultan Mogayatho’ddin logrol, fut le dernier Sultan de laDy- ^y/y 5”^nastie Seljucide de l’Iran , ou de l’Irak Persienne. 11 succéda à son pere, tan s e lju.& gouverna ses Etats assez heureusement par les conseils de son oncle ma- ddeáfe/'I-ternel le vaillant Mohammed (*), fils de l’Atabek lldïghìz. . «n.
Au commencement de son régné Badanjar attaqua la Province d’Adher- t ogrol _bijan, & Mohammed fils de Sultan Togrol, fils de Mohammed l’Irak Per- n quulor .sienne. Mais Mohammed fils à'Jldighiz , & son frere Kizil yJrJlan (f) mar zie ne Sul-cherent contre eux à la tête d’une puissante armée, & les contraignirent^*bientôt de demander la paix.
La dixieme année de son régné, l’an de l’Hégire 581 & de J. C. 1185, Grandeil y eut une de ces grandes conjonctions des sept Planètes, qui arrivent Con)or,fìioxtrès-rarement, & qui se fit dans le troisième degré de la Balance, qui est desUn signe aérien, suivant la doctrine de ^Astrologie Judiciaire. Tous les teuAstrologues, & entre autres Jnvari, surnommé Hakim ou le Philosophe,déclarèrent que cette conjonction présageoit des ouragans si terribles, queles maisons seroient renversées & les montagnes mêmes ébranlées. Ces fu-nestes prédictions cauferent une si grande frayeur, que bien des gens firentcreuser des souterrains pour se mettre à couvert de ces horribles tempêtes.
Nonobstant cela les Astrologues furent confondus, puisqu’il n’y eut VardUéepas même assez de vent pour empêcher les gens de la campagne de vaner l 'sjs u sleurs grains (s). Le Lebtarikh ne laisse pas de vouloir sauver «'honneur de £'? J ud, ~ces prétendus Prophètes, en voulant nous persuader, contre le témoignage clMre ’unanime de tous les autres Historiens, qu’ils avoient voulu parler des ter-ribles ravages que causa l’irruption des Mogols fous Genghizcan dans leTûran & l’Irak ( c ), vingt-neuf ou trente ans après: car quoique ce Con-quérant ait commencé ses conquêtes dans l’Orient de la Tartarie en 599, ilne porta ses armes vers 1 Occident qu’en Tannée 614 ou la suivante. Maisce phénomène extraordinaire n’auroit-il pas pu plutôt présager la chute del’Empire des Seljucides ? Etoit-ce là un événement trop peu considérablepour être annoncé par la Conjonction des Planètes? ou les Astrologuesáuroient-ils pu prévoir des révolutions éloignées, & non celles qui écoientfur le point d’éclorre?
La même annéejíir, l’Atabek Mohammed fils d 'lldighjz mourut, & Conspira-bientôt le Sultan & Kizil Jrflan, troisième Atabek de i’Adherbijan, íreredu défunt, fe brouillèrent. Cet ambitieux Seigneur voulant disposer de r * n
tout
(«) Lehtarikh, p. 45. Arjlan. (0 Lebtarikh , p. 45.
(s) ú'Herhelot , p. 1028 art. Thogrulben
(*) Ahuìsarnge le nomme PahUroan Mohammed Elfi lldegar . & dit qu il étoit Seigneurqe T AI Jebal , ou Kuhesian, qui fait partie de l’Irak Persienne, de Ray, d’Ispahan, deJ Adherbijan & d’Arran, qui fait partie de l’Arménie. Muljarug p. 272 & feqq.sp O» an, c’est-à-dire le Lion rouge. 11 est appellé ailleurs Kiiij ou Iûhj
Strjtan, ot tùzd [Uzil slrpun,
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