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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Ciuv. IV. Ï57

On ne dit pas en quel terns cette: conquête ou cette donation se firent ; SectioU dmais on peut présumer, que ce fut trois ou quatre ans après iTavénemept IL

de M ale k Shah à la Couronne, íorsqu’il commença à porter ses armes versl’ouest de f Euphrate; & ce qui semble appuyer cette pensée,, c’est que le '

même. Historien dit dans un autre endroit, que l’an de l’IJégire 467, de Sultan deJ. C. 1074, le.Sultan envoya son cousin Soliman en Syrie, avec une armée Roum. . :capable de réduire cette Province, & qu’il se rendit maître -en fort peu de T T*rems de tout le Pays jusqu’à Antioche (a), il est vrai que ç’est ^S v -ïe ìd "'f^dont il ,est dit íá que Soliman fit la,conquête, & non 1 ’/jjie Mineure] mais <u RoumKhondemir peut avoir pris l’un pour l’autre, ou la faute 'peut venir de cn que ijytiérheloî ■ son traducteur, qes, deux Auteurs étant assez, sujets à de se m-diables méprises. 11 y a d’autant plus de raison de le penser, que premie-rement nous trouvons , dans cette même année 467 , de J. C. 1074,

■Soliman à la tête de l’armée Seljucide aux environs de Nicée ,, où l’Ëtnpe-

reur Botoniate lui envoya ^demander du secours. En second lieu , ,il psrpît '

par deux autres Historiens Orientaux, aul.fi dignes dp.foi que Klmàemir>

& à notre avis plus exacts, que la conquête de la ; %rie,ne fut entrepriseque l’année suivante 468 de l’Hégire,, 1075 de J. C. que Makk Shah en-voya Âtfis ou Jtkfis pour la soumettre , comme il fit, après quoi il s’yétablit (b). . Et les mêmes Historiens ne disent point que Soliman soit en-tré en Syrie pour y faire des conquêtes avant Tannée 477. , qu’il prit An-tioche sex leg. Romains ottles Grecs; & c’est la-seule ville qu’iíait jamaispossédée em Syrie ; il. n’en fut pas même maître sort Iongtems, comme onJe verra dans la.fuite. - : • / f . ..

II nous paroît très-vraifemblable, fur ce que nous venons de dire, que Premiersl’on doit.commencer le régné de Koàâ longtems avant Tannée 480 del’Hégire : quoique D'Iíerbeloi assure que le sentiment commun des Ilis- fi n re S^ etoriens Orientaux en fixe le commencement à cette année là, à la réserve ^ xíe ’fi’un , qui le met trois ans plus haut (c). Mais soit que; la,seconde datesoit celle du commencement de la Dynastie ou non, nous osons assurerhardiment que la première est fausse,, puisque nous avons-preuve que So-liman mourut en 478, deux ans auparavant. En effet ce que D'tìcibeìotavoue de la différence qu’il y a entre -les Auteurs Orientaux pour le nom-bre dq ces Sultans & pour la durée de leurs regnes, & le peu .qu’il rap-porte des actions de Soliinan & de quelques-uns de ses successeurs, dontil ne dit presque rien, fait voir.que les Historiens.qu’il a consultés, quifont principalement , sinon uniquement les Persans, à Texception d’J-bufaruge, n’avoient que bien peu de Mémoires touchant les Sultans Sel-jucidcs de Roum, au moins fur le premier, ce que l’on.doit peut-être attri-buer à Téioignement des lieux, & à la confusion des assaires en ces tems-là .

- Quoi qu’il en soit, si l’on suppose que Soliman commença à regner en 1) e st éia-467, ce sera une nouvelle .preuve qu’jJ ne, posséda rien par droit hérédi- bli par'do-,taire, puisqu’eíi .en cas-là il y avoit neuf ans que son pere étoit mort, & nations

•1 non pardroit de

IV. nndeniir , ap. étend. p. 542.

(7) Vid Ebn yJmiJ, -p. 350. Abulfarag-

p. 237. Voy. aussi ci-cieíTus , G£. II. Sc il. VI,

(c) D’Herbelet , p. goi, art, Selgìukìan.

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