HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Ciuv. IV. Ï57
On ne dit pas en quel terns cette: conquête ou cette donation se firent ; SectioU dmais on peut présumer, que ce fut trois ou quatre ans après iTavénemept IL
de M ale k Shah à la Couronne, íorsqu’il commença à porter ses armes versl’ouest de f Euphrate; & ce qui semble appuyer cette pensée,, c’est que le '
même. Historien dit dans un autre endroit, que l’an de l’IJégire 467, de Sultan deJ. C. 1074, le.Sultan envoya son cousin Soliman en Syrie, avec une armée Roum. . :capable de réduire cette Province, & qu’il se rendit maître -en fort peu de T T*rems de tout le Pays jusqu’à Antioche (a), il est vrai que ç’est ^S v -ïe ìd "'f^dont il ,est dit íá que Soliman fit la,conquête, & non 1 ’/jjie Mineure] mais <u RoumKhondemir peut avoir pris l’un pour l’autre, ou la faute 'peut venir de cn que ijytiérheloî ■ son traducteur, qes, deux Auteurs étant assez, sujets à de se m-diables méprises. 11 y a d’autant plus de raison de le penser, que premie-rement nous trouvons , dans cette même année 467 , de J. C. 1074,
■Soliman à la tête de l’armée Seljucide aux environs de Nicée ,, où l’Ëtnpe-
reur Botoniate lui envoya ^demander du secours. En second lieu , ,il psrpît '
par deux autres Historiens Orientaux, aul.fi dignes dp.foi que Klmàemir>
& à notre avis plus exacts, que la conquête de la ; %rie,ne fut entrepriseque l’année suivante 468 de l’Hégire,, 1075 de J. C. que Makk Shah en-voya Âtfis ou Jtkfis pour la soumettre , comme il fit, après quoi il s’yétablit (b). . Et les mêmes Historiens ne disent point que Soliman soit en-tré en Syrie pour y faire des conquêtes avant Tannée 477. , qu’il prit An-tioche sex leg. Romains ottles Grecs; & c’est la-seule ville qu’iíait jamaispossédée em Syrie ; il. n’en fut pas même maître sort Iongtems, comme onJe verra dans la.fuite. - : • / f . ..
II nous paroît très-vraifemblable, fur ce que nous venons de dire, que Premiersl’on doit.commencer le régné de Koàâ longtems avant Tannée 480 del’Hégire : quoique D'Iíerbeloi assure que le sentiment commun des Ilis- fi n re S^ etoriens Orientaux en fixe le commencement à cette année là, à la réserve ^ xíe ’fi’un , qui le met trois ans plus haut (c). Mais soit que; la,seconde datesoit celle du commencement de la Dynastie ou non, nous osons assurerhardiment que la première est fausse,, puisque nous avons-preuve que So-liman mourut en 478, deux ans auparavant. En effet ce que D'tìcibeìotavoue de la différence qu’il y a entre -les Auteurs Orientaux pour le nom-bre dq ces Sultans & pour la durée de leurs regnes, & le peu .qu’il rap-porte des actions de Soliinan & de quelques-uns de ses successeurs, dontil ne dit presque rien, fait voir.que les Historiens.qu’il a consultés, quifont principalement , sinon uniquement les Persans, à Texception d’J-bufaruge, n’avoient que bien peu de Mémoires touchant les Sultans Sel-jucidcs de Roum, au moins fur le premier, ce que l’on.doit peut-être attri-buer à Téioignement des lieux, & à la confusion des assaires en ces tems-là .
- Quoi qu’il en soit, si l’on suppose que Soliman commença à regner en 1) e st éia-467, ce sera une nouvelle .preuve qu’jJ ne, posséda rien par droit hérédi- bli par'do-,taire, puisqu’eíi .en cas-là il y avoit neuf ans que son pere étoit mort, & nations
•1 non pardroit de
IV. nndeniir , ap. étend. p. 542.
(7) Vid Ebn yJmiJ, -p. 350. Abulfarag-
p. 237. Voy. aussi ci-cieíTus , G£. II. Sc il. VI,
(c) D’Herbelet , p. goi, art, Selgìukìan.
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