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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Ciíap. IV. 179avantage, il tint conseil la nuit, & à la pointe du jour il envoya deman- Sectioh

der la paix à l'Empereur. _ I 7 reme

Alexis étoit dans la plaine qui est entre Augustopolis & Aoronium, il ^saysan,fit arrêter son armée dans le même ordre où elle étoit, & se rendit au II/-sultanlieu de la Conférence environné de Jes parens, de ses Généraux & de ílc Roum.quelques soldats. Le Sultan vint aussitôt après, accompagné de tous ses 1 ~

Officiers, à la tête desquels étoit Monoïque-, du plus loin qu'ils purent conclue?voir l’Empereur, ils descendirent de cheval & le saluèrent. Le Sultanvoulut auílì mettre pied à terre, mais Alexis l’en empêcha ; cependant quandil fut proche, il descendit, & baisa le pied de ce Prince, qui lui présentala main, & lui- fit amener un cheval ; puis il défit, son manteau & le luimit fur les épaules. Etant ensuite entrés en matière, Alexis consentitque le Sultan demeurât en possession de toutes les terres dont les Turcsétoient les maîtres avant le régné de Diogene , & avant la bataille où ilfut fait prisonnier. Le jour suivant le Sultan & ses Officiers lignèrent leTraité, & l’Empereur les régala de riches présens.

Pendant cette négociation, Alexis ayant découvert que Masut avoit Conspira-conspiré d’assassiner le Sultan Saysan (*) son frere, il lui conseilla de de- 'JssJs,meurer auprès de lui julqu'à ce que la conspiration fût dissipée. Mais smresonSaysan se fiant en sa puissance, persista dans la résolution de s’en retour- s rere ,ner, & ne voulut pas même accepter une escorte pour le conduire jusqu’à [1116.3Cogni, quoiqu’il eût eu la nuit un songe qui auroit dû le rendre moinstéméraire. 11 lui avoit semblé voir une infinité de mouches , qui l’envi-ronnoient pendant son dîner, & qui lui arrachoìent le pain des mains,

& que quand il avoit voulu les chasser, elles s’étoient changées en lions.

Le lendemain il demanda l’explicatìon de ce songe à un soldat Romain,qui lui dit que les insultes des mouches & des lions signifioient une con-spiration de ses ennemis; mais il n’en voulut rien croire, & continua sonchemin avec une plus grande opiniâtreté qu’auparavant.

II envoya néanmoins des Espions á la découverte, qui rencontrèrentMasut à la tête d’une armée, & ayant embrassé son parti,, vinrent rap-porter à Saysan, qu’ils n’avoient trouvé personne, desorte que marchantsans défiance il alla sc jecter dans le piege. Dès que la troupe de Masutl’apperçut, Gazì fils du Commandant Hassan Katuk, que Saysan avoit faitMourir, poussa son cheval & donna un coup de fa lance à Saysan, qui lalui arracha des mains, en lui disant d’un ton fier & méprisant; je ne sa- ,vois pas que les femmes portassent les armes. Pulcheas , qui étoit à sa suite,

& qui étoit d’intelligence avec Masm son frere, feignant beaucoup dezele pour son service, lui conseilla de se retirer à Tyganion (f) petite

vil-

. , vuihiaiHan â Saysan : & par les raisons que nous

(*) L’Auteur passe ici brusquement d’une feule & même personne , quoiqu’il pa-avons alléguées nous croyons qu il s g Sultan

roisse fur la feene comme s’il s’agiffoU d u ■ nommé le grand Sultan, & où é-

(t) Ou étoit donc son armée? ou j L e c ltti? l’avoient-ils tous abandonné.? ou

toient les autres Sultans qui étoient la veille avec uu s

se fioit-il davantage à IHilcheas qu’aux autres ?

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