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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DEPUIS JENGHIZ KHAN. Lit. III. Chap. I. 235SECTION II.

Le Pays des Kalkas Mongols.

D E toutes les Nations Mongoles qui dépendent de la Chine, la plus Skctiohnombreuse & la plus renommée eít celle des IC&lkûs , qui cire ion nom H'de la riviere de Kalka ou Khalkba ou Halha. 11 s occupent plus de deux-cens lieues de Pays de l’Est à l’Oueíl, & les bords des plus belles Rivières Mongols.*

de cette partie de la Tartarie. 11 s sont au Nord des Mongols, & ont les-

Aluîbs ou Eluths à l’Occident. Leur Pays, suivant Ger billon , s’étend de ì’Ëstà l’Ouest, depuis le Mont Altay (a) jufqu’à la Province de Soìon , & du Ka as "Nord au Sud depuis leyr. degré de Latitude (*) jufqu’à l’extrémité méri-dionale du grand Kobi ou Désert, qui est censé être à eux , parcequ’ils ycampent en hiver, lorfqu’ils ont moins besoin d’eau, qui est fort rare dansces lieux, & généralement mauvaise.

Ce Désert, que les Mongols appellent Kobi ou Gobi , & les Chinois Sha - Le grandmo , tourne autour de la Chine; il n’est nulle part aussi étendu & aussi as- Dé f ert 'freux que du côtédel’Ouest(f). Le P. Cer/â» le traversa quatre sois en desendroits différens. II n’a gueres plus de cent lieues à son extrémité orien-tale, depuis les montagnes qui font au-delà de la grande muraille, fans ycomprendre les montagnes qui font au Nord de la muraille, ni le Pays quiest au-delà de la riviere de Kerlon, qui est très-peu habité fur-tout du cô-té de l'Occident, quoiqu’il y ait de bons pâturages & des eaux en assezgrande abondance. Le Désert est beaucoup plus étendu du Nord au Sud,

& a plus de cent lieues de profondeur. II est en quelques endroits dénuéde toutes choses , fans arbres, fans pâturages & fans eau, si l’on en ex-cepte quelques étangs & quelques marais où les pluies se ramassent, &d’assez méchans puits, qui font encore assez rares.

Les Kalkas font les ddeendans de ces Mongols qui furent chassés de la P r if r { eChine vers l’an 1368 par Hong-vû , fondateur de la Dynastie de Ming , à ^ a ’laquelle les Mancbéous ont succédé, & qui s’étant retirés du côté du Nord 'au-delà du grand Défert , Rétablirent principalement le long des rivièresde Selinga, d’Orkhon, de Tala & de Kerlon, où après avoir été si long-tems accoutumés aux délicatesses de la Chine, ils reprirent la vie errante& grossière de leurs Ancêtres (b).

La Riviere de Kalka Pira est peu fréquentée par les Kalkas , quoiqu’ils Rivières.en tirent leur nom. Elle fort d’une fameuse montagne, nommée Sueìki ou ^ KalkaSiulki, éloignée au Nord-Nord-Est de Parìn de quatre-vingt-quatre lieues, saa 'à à l’Ouest de foixante-quatre lieues de Tfitfikar, Capitale de la Tartarie

Orien-

O) Voy. fur Altay, L. II. Ch. I. Sect. 2. Q>) Du Haide , T. IV. p. 54.

(*) Du Iîalde , T. IV. p. 73 dit, qu’il s’étend de vingt-deux degrés de l’Est à l’Ouest,à de cinq & demi du Nord au Sud.

Ct) Cjest l e grand Désert dont Marc Polo a donné de si effrayantes idées, & que nosGéographes ne connoissoient qu’imparfsicement avant ces derniers teins.

Ggs