HISTOIRE DE UEMP'ÎRÈ DES MOGOLS. Lit. IV. Chap. I. 275
ws que Kardzm Shah , qui Commandoit dans la grande Bukharie, le Ka- A.-D. J.C.razm & l’Iran ou la Perle. Ce Gurkhan avoir été Souverain des Kitans ou //
Leao Occidentaux : ces Peuples, ayant été chassés du Kitay par les Kin . ^/jenghizs’établirent -dans la petite Bukharie, & dans le Pays qui est au Nord, en- Khan.
tre Turf an , aux environs de laquelle habitoient les Oygurs , & Kdshgar ,-*
où ils sondèrent un puissant Etat, en Tannée 1124.
Tel étoit l’état du Nord de i’Asie à la mort de Pìsouka , qui comptoir à/ dafous son obéissance entre trente & quarante - mille familles, toutes issues -L-d'une même souche, Mais comme Temujìn étoit fort jeune, les Tayjute Tu- l f,f. ngr;rent les premiers à fe détacher de lui, & se soumirent à un certain Bur- dePiCou-gani Kariltuk , & les deux tiers des autres suivirent bientôt leur exemple, ka.
Tous les Kataguns, les Jipjats ou Zipzuts , les Jayghcrats ou Jajerats &les Nirons, à la réserve d’un petit nombre de familles, l’abandonnerent.
La Tribu des Markals, qui n’avoit jamais voulu fe soumettre à Testíghiou Pìsouka Bahaàer, se rangea aussi du côté de Burgani Kariltuk. Ceuxqui demeurèrent fideles à Temujìn étoient des defcendans de son bifayeul,la moitié de la Tribu des Markats , & diverses familles des autres Tribus,des unes cinquante, des autres cent ou deux-cens, & de quelques-unesdix ou cinq familles seulement. II est vrai que Temujìn fit tout ce qu’ilput pour remédier à ce mal dans son origine, & que pour cet effet, âgé àpeine de treize ans, il fe mit en campagne contre ces rebelles, & alla leurlivrer une sanglante bataille; mais comme elle resta indécise,il se vit obli-gé de temporiser jusqu’à la quarantième année de son âge. Voilà toutce qa’Jbulgbazi Khan rapporte de lui jusqu’à cette époque-lá; cependantil se passa divers événemens remarquables dans cet intervalle, dont d’au-tres Historiens ont conservé la mémoire (a).
La mort de Pìsouka changea entièrement la face des affaires : peu après Temujìnles Khans des Tanjuts (*), de Merkits,plusieurs Tribus des Nirons, ks lui fí ce -parens,qu’il avoit obligés de le reconnoître pour leur Souverain, & femu-fssfg rteka (j ) son cousin , fe révoltèrent & vinrent attaquer Temujìn , qui encou- \meviâoi-gé par fa mere leva l’étendard, qui étoit un bâton au haut duquel étoit re.une queue de cheval, fe mit avec elle à la tête de ses troupes, & combat-tit heureusement ses ennemis (b).
Ces événemens font rapportés plus en détail dans l’Histoire Chinoise:mous y voyons que Temujìn-é tant encore trop jeune pour gouverner pariui-méme, fa Mere Uhin gouvernoit à fa- place, & qu’eile fit revenir plu-sieurs
(a) AbiClghazi Kban, Hist. Généal. des (Z>) De La Croix Iîiít. de Geng. p. 20.
Tatars, p. 161-163.166.
(*) Lés mêmes qui font nommés , dans AhulghazìKhan Tajjuts, par quelque mépri-se peu't-être dans la ponctuation des lettres. Si le nom est Tanjut, ce pourroit bien êtreles Tan-yu des Histoires Chinoisesndm'fous lequel les Tartares du Nord-Ouest de laGhine étoient autrefois connus, aux Chinois. ; ■ ■
(t) Abu’lghazi Kban,.p. 173 , le nomme Zamuka Zisen; ce dernier ffiOt lignifie èlt-quent. Les Annales Chinoises rappellent Tfcha-mou-ba.
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