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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE DE UEMP'ÎRÈ DES MOGOLS. Lit. IV. Chap. I. 275

ws que Kardzm Shah , qui Commandoit dans la grande Bukharie, le Ka- A.-D. J.C.razm & l’Iran ou la Perle. Ce Gurkhan avoir été Souverain des Kitans ou //

Leao Occidentaux : ces Peuples, ayant été chassés du Kitay par les Kin . ^/jenghizs’établirent -dans la petite Bukharie, & dans le Pays qui est au Nord, en- Khan.

tre Turf an , aux environs de laquelle habitoient les Oygurs , & Kdshgar ,-*

où ils sondèrent un puissant Etat, en Tannée 1124.

Tel étoit l’état du Nord de i’Asie à la mort de Pìsouka , qui comptoir à/ dafous son obéissance entre trente & quarante - mille familles, toutes issues -L-d'une même souche, Mais comme Temujìn étoit fort jeune, les Tayjute Tu- l f,f. ngr;rent les premiers à fe détacher de lui, & se soumirent à un certain Bur- dePiCou-gani Kariltuk , & les deux tiers des autres suivirent bientôt leur exemple, ka.

Tous les Kataguns, les Jipjats ou Zipzuts , les Jayghcrats ou Jajerats &les Nirons, à la réserve d’un petit nombre de familles, l’abandonnerent.

La Tribu des Markals, qui n’avoit jamais voulu fe soumettre à Testíghiou Pìsouka Bahaàer, se rangea aussi du côté de Burgani Kariltuk. Ceuxqui demeurèrent fideles à Temujìn étoient des defcendans de son bifayeul,la moitié de la Tribu des Markats , & diverses familles des autres Tribus,des unes cinquante, des autres cent ou deux-cens, & de quelques-unesdix ou cinq familles seulement. II est vrai que Temujìn fit tout ce qu’ilput pour remédier à ce mal dans son origine, & que pour cet effet, âgé àpeine de treize ans, il fe mit en campagne contre ces rebelles, & alla leurlivrer une sanglante bataille; mais comme elle resta indécise,il se vit obli-gé de temporiser jusqu’à la quarantième année de son âge. Voilà toutce qa’Jbulgbazi Khan rapporte de lui jusqu’à cette époque-lá; cependantil se passa divers événemens remarquables dans cet intervalle, dont d’au-tres Historiens ont conservé la mémoire (a).

La mort de Pìsouka changea entièrement la face des affaires : peu après Temujìnles Khans des Tanjuts (*), de Merkits,plusieurs Tribus des Nirons, ks lui fí ce -parens,qu’il avoit obligés de le reconnoître pour leur Souverain, & femu-fssfg rteka (j ) son cousin , fe révoltèrent & vinrent attaquer Temujìn , qui encou- \meviâoi-gé par fa mere leva l’étendard, qui étoit un bâton au haut duquel étoit re.une queue de cheval, fe mit avec elle à la tête de ses troupes, & combat-tit heureusement ses ennemis (b).

Ces événemens font rapportés plus en détail dans l’Histoire Chinoise:mous y voyons que Temujìn-é tant encore trop jeune pour gouverner pariui-méme, fa Mere Uhin gouvernoit à fa- place, & qu’eile fit revenir plu-sieurs

(a) AbiClghazi Kban, Hist. Généal. des (Z>) De La Croix Iîiít. de Geng. p. 20.

Tatars, p. 161-163.166.

(*) Lés mêmes qui font nommés , dans AhulghazìKhan Tajjuts, par quelque mépri-se peu't-être dans la ponctuation des lettres. Si le nom est Tanjut, ce pourroit bien êtreles Tan-yu des Histoires Chinoisesndm'fous lequel les Tartares du Nord-Ouest de laGhine étoient autrefois connus, aux Chinois. ; ■ ■

(t) Abu’lghazi Kban,.p. 173 , le nomme Zamuka Zisen; ce dernier ffiOt lignifie èlt-quent. Les Annales Chinoises rappellent Tfcha-mou-ba.

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