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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE DE L’EMPIRE DES MOGOLS. Liv. IV. Chap. II. 301& bien peuplées. Cette réflexion feule suffit pour faire sentir toute ladiffî- A. D. J. C.cul té du dessein, fur-tout pour une Nation qu’on a lieu de croire qui 1209.n’entendoit encore gueres fart de prendre des villes, & elle fait connoîtreen Le re S ne .même tems le génie supérieur du Prince qui osa concevoir ce proíet. ^Jenghiz

Nous avons deja vu que des 1 an 1205 Jenghtz Kan avoit fait des cour- ___

fes fur les terres du Roi ou Empereur de Hyaj en 1209 il attaqua les E-tats de ce Monarque dans le dessein de les soumettre à son obéissance ;mais après qu’il eut forcé plusieurs postes près de la grande muraille,Li-gan-tfuen , pour sauver fa Capitale, que Jenghiz Khan fe difpofoitd’attaquer, fe soumit à lui payer tribut, comme nous le rapporterons dansla fuite («).

Ce Prince conquit presque en même tems le Pays de Krekir & celui deKachin, ce dernier étoit celui qui portoit autrefois le nom de Tangut ( b ).

Mais il est assez difficile de dire en quel endroit étoient ces Pays. S’ilsexistent les circonstances de l’Hifloire obligent de les placer dans le voisi-nage de Kampion , & de les regarder comme faisant partie de la Provincede Shen-fi, ou comme y confinant.

La même année Partcbukorte Tìkin (*) Prince des Igûrs, nommé Idi- Révoltekut (|) tua les Officiers Kitan (j) qui étoient dans fa ville, & vint en igûrs.

personne fe mettre fous la proteètion de Jenghiz Khan , qui lui fit épouserune de fes filles (r).

Les Historiens Persans nous apprennent ce qui donna occasion à cetterévolte. Idikát Khan des Oygûrs ou Igûrs, quoique fort puissant, ne laissoitpas d’être tributaire de Cttàn Roi du Turquestan, qui tenoit ordinaire-ment chez les Igûrs un Deroga ou espece d’íntendant de Province, pourrecueillir les tributs. Celui qui avoit alors cette commission s’appelloieShimakem . Cet Officier exigeant au-delà de ce qui étoit dû à son Maître,les peuples s’en plaignirent auKhan, qui en parla à Shuwakem ; mais cethomme au-lieu de déférer aux remontrances du Prince, lui fit des menaces.

Idikut pour s’en venger le fit assassiner, & pour fe mettre à couvert duressentiment de Gurkan il envoya demander au Grand-Khan fa protection.

Ses Envoyés joignirent Jengbiz Khan dans le Pays de Tangut, où il étoitallé pour remettre fous son obéissance Shidasku , & quelques autres Khansqui s’étoient révoltés, & entre autres celui de Krekir, dont le Pays futentièrement ruiné.

L’Em-

(a) Dans l’Histoire de Ilya & de Si fan. (c) Gaubil, Ilist. de Gentchifc. p. 13.

(/;) De la Croix , p. 115.

(*) Abu'lghazi Khan le nomme Banerjik Idikut Khan , p. 96, 97.

(t 5 Abulkayr & Abulfarage disent qui Idikut veut dire le Prince régnant; mais Abu'lghaziKhan assure que ce mot signifie dans la Langue des Uzlecs, un homme libre , qui rìeft sujetà personne, mais en Langue Turque, envoyé par J'esprit; Idi voulant dire étant envoyé,

& Kut désignant l 'esprit ou famé : Abu'lghazi Khan, p. 93. Abulfarage, p. 283. écrit Idi-kub, c’est-à-dire le Seigneur de l’Empire.

( 1 ) C’étoient les Kitan Occidentaux ou Leao, établis â FEst de Kashgar, & sujets ence tems-là de Gnrkhan, Roi du Turquestan & de Kitan: & c’est d’après eux que le Taysi'ut appcllé Karakitay.

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