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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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I.a Capitaie in-vestie.

12x4.

303 HISTOIRE DE L’EMPIRE DES MOGOIS. Liv. IV. Chap. II.

A. D. J.C. pas se défendre en répandant le sang dé ceux qui leur étoknt si chers. LaI2I 3 - désolation fut générale dans le Shen-Jì, dans la partie du Honan qui eít auLere’àne Nord du Wang-ho, dans le pecheli & dans 1 e Chantong. Les Mongols piL-de JerMiíz l eren t & ruinèrent plus de quatre-vingt-dix villes , réduisirent en cendresKhan. b une infinité de bourgs & de villages , prirent tout ce qui se trouva d’or,- d’argent & de soie , massacrèrent des milliers de personnes inutiles , &

emmenerent en esclavage un nombre infini de filles & d’enfans. Le butinqu’ils firent en bestiaux fut inestimable, & dans ces vastes Pays il n’y eutque dix villes que les Mongols ne purent forcer ; entre autres dans le Pe-ciieli Ten-king la Ville Impériale, Tong- chtw, Ching-iing-fu, & Tay-ming su. Tous ces ravages se firent en l’année 1213.

En 1214. Jenghiz Khan , étant de retour du Shan- tovg , rassembla tou-tes ses troupes en un seul corps d’armée , & dans le quatrième mois il in-vestit Ten-king , & se campa au Nord de la ville. Tous les Générauxvinrent le prier de leur permettre d’escalader au-plutôt les murailles, & deruiner cette ville. Jenghiz Khan qui avoit d’autres vues, le refusa. II en-voya un Officier à f Empereur des Kins , pour lui dire qu’il vouloir s’enretourner en Tartarie , qu’il falloit par des préfens considérables appaiserla colore des troupes Mongoles, & qu’il devoir faire réflexion que Tenkingétoìt presque la feule place qui lui restât au Nord du Wang-ho. Un desMinistres de l’Empereur des Kins, piqué d’un compliment si fier, proposade sortir pour combattre farinée de Tdt-che ('*), en disant qu’il y avoitdans cette armée bien des malades, & qu’elle étoit hors d’état de soutenirune vigoureuse attaque (a).

Un autre Ministre se déclara contre cet avis, & dit qu’il y avoit tout àcraindre d’une bataille perdue, ôc peu à espérer d’une victoire quand mê-me on la remporteroit; les troupes , ajouta-t-il , ne pensent qu à sortir de laville, la plupart ont leurs familles ailleurs. II vaut donc mieux accepter lapaix ; quand les Mongols sc seront retirés , on fera mieux en état de délibérerfur ce qu il y a à faire. L’Empereur approuva ce conseil, ék il envoya unSeigneur au camp des Mongols pour demander la paix. Jenghiz Khany consentit, & il fut stipulé qu’on lui donneroit une fille du feu Empe-reur Tong-tfi (f) avec cinq-cens jeunes garçons, & autant de filles, trois-mille chevaux,de la foie, & une grosse somme d’argent. Tout cela ayantété livré , Jenghiz Khan leva le siégé, & étant sorti par Ku-yong-quam, ilfit mourir tous les jeunes en fans , garçons & filles , qu’il avoit faits escla-ves dans les Provinces de Shan-tong, de Honan, de Pecheli & de Shan-fi.

Après la retraite des Mongols f Empereur Sun déclara à son Conseil qu’ilvoir ílfsîhîn do transférer sa Cour à Pven-lvanir fl) . dans la Province de

Ho-

Les Kinsachettentla paix.

L’Empe-

reur

transféréfa Cour.

avoit dessein de transférer fa Cour à Pyen-lyang (f)

fa) Gaubìl , p. 20-23.

(*) C’est un des noms que les Chinois donnent aux habitans de cette vaste Région, quiest occupée à présent par les Mongols & les Kalkas. Gaubìl^

(t) Les Historiens Persans disent bien que la Paix se fit à ces conditions, mais non pa*que Peking ou Kh.m-balig fut investie.

fl) Nommée aussi iVatt-king , ou la Cour du Midi; on la nommoit encore Lien. Elleétoit à peu près dans f endroit où est aujourd'hui Kay-koug-fu, Capitale de la Province drHonan. Gaubil. _