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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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' HISTOIRE DE L’EMPIRE DES MOGOLS. Ln\ IV. Chap. IV. '349

gés se défendirent pendant onze jours avec toute !a valeur possible, mais A.D. J.C.leurs murailles se trouvant ruinées alors, & Jalalo ddìn ne paroissant pas J221.pour les secourir, les Mogols donnerent l’aílaut & emporteront la ville. règneToute la garnison & tous les habitans, à l’exception de quelques jeunes zqui furent réservés à l’esclavage, furent inhumainement maíîacrés: d’au* . .—tres disent que tous les habitans furent passés au fil de 1 épee, excepté uneVieille femme, qui offrit une groíìe perle pour sauver fa vie; mais ayantété interrogée où elle avoit cette perle, eLe avoua qu elle 1 avoit avalée;on lui ouvrit fur le champ le ventre, & la perle s’y étant effectivementtrouvée, les Mogols ouvrirent le ventre à tous les autres morts, dans l’o-pinion d’y trouver pareillement des bijoux. Le Grand-Khan fit raser laville, & mit ensuite ses troupes en quartiers d’hiver. Parmi les villes quis’étoìent soumises de ce côté-là étoient Langherte , Samande & Badaksban.

Les deux premìeres ayant témoigné du regret de s'être rendues, furentpillées & maltraitées par les Tartares envoyés en parti.- la derniere en sucquitte pour ses richesses; les Mogols y pillèrent quantité d’hyacintes &de rubis balais, dont les montagnes du territoire de cette ville abondent.

L fournit aussi de bel azur, de bon bézoar , L ce qu’on appelle le fincristal de Levant (a).

Avant que i’armée prît ses quartiers d’hiver , Jenghìz Khan envoya un Afmrcsrenfort de vingt-mille hommes de ses meilleures troupes à Hubbé Névian & du Kho-ù Suida Bchader , pour l’année suivante. Ces deux Généraux étoient fur rason -les frontières septentrionales du Khorafan, Jorsqu’ils reçurent les ordresde leur Maître; en attendant le renfort qu’on leur envoyoit, & qui étoicencore en marche, ils partagèrent leurs troupes; Hubbé tira vers Je Ma-ianderan, & Suida prit la route de Helvas. Après qu’ils eurent tous deuxravagé ces Pays, ils revinrent dans le Khorafan, où dynanjc Kban, Offi-cier du Sultan Mohammed , avec quelques troupes inquiétoit les Mogols.

■Suida trouva moyen de l’engager au combat, mais il fut défait. Le Sei-gneur Mahométan poursuivant les fuyards rencontra près de Nakshivanune brigade de Tartares, qui vouloient se retirer dans cette place, fonditfur eux & les poussa dans les fossés, où ils se noyèrent tous. Ayant étéjoint par quelques troupes débandées, il leva des contributions, & avecl’argent des impositions de Ni/a , il pourvut aux besoins de fa petite ar-mée; mais il se retira dans les montagnes, quand il apprit l’arrivée durenfort, conduit par Jaffer & Ika, deux Névians, chacun à la tête d’unToman ou Corps de dix-mille hommes ;& comme la ville de Nìfa nuisoità la conquête du Khorafan, ces deux Capitaines furent chargés du foin•de la réduire.

Nefa ou Nifa (*) étoit située fur les confins du désert du côté du Pays Prise dede Karazm. Elle servoit autrefois de frontière aux Turcs & aux Persans. Nifa GPLe Sultan Mohammed l’avoit usurpée sur les enfans de Nasrdddïn, qui en

Etoit btiant,

(a) De la Croix, p. 327 33°- Mu'lgbazi Kban, p. 284.

(*) Abulghâtzì Khan la nomme Nasay, on lui donne auffi le nom de la petite Damas,à cause de l’agrément de sa situation.

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