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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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z8S HISTOIRE DE L’EMPIRE DES MOGOLS. Liv. IV. Chap. VLA.D.J.C.échappèrent ail glaive se sauvèrent dans les montagnes, les bois & les ca-1227. vernes (<r).

Le régné j e [j e e fl. j a re lation que l’Histoire de la Chine donne de la destructionKhan ShlZ à Royaume de Hya , nommé Tangut par les Historiens Occidentaux,

‘ qui f faute de bons Mémoires, rapportent cette grande révolution avecdes circonstances fort différentes, comme on le verra dans l’Histoire desHya y à laquelle nous renvoyons le Lecteur. Mais ces Historiens rapportentquelques autres faits, qui doivent trouver place ici.

Les Turcs Après la défaite de l’armée de Shidaskti Roi de Tangut , Jenghiz KhanJurjeh fe marcha contre les Turcs de Jurjeh , qui avoìent secouru Sbidasku; maissoumet- comme ils fe fournirent à payer un tribut annuel, à recevoir garnison danstent ' leurs places, & à fournir des troupes au Vainqueur, le Khan n’alla pasplus loin. II reçut alors des Lettres de Bagdad, qui marquoient la mortdu Calife: fur cette nouvelle il ordonna qu’on fît encore des levées, «Scen attendant il s’affura non seulement des Pays qui dépendoient de Tan-gut, comme Ergimul, Skqui 6 c Egrìkaya, mais des Puys voisins, «Sc prin-cipalement de la ville de Sikion , éloignée de Peking de quatrevingt jour-nées; il lui importoir fort d’avoir cette place qui l’auroit pu inquiéterlorsqu’il seroit entré 'dans la Chine Méridionale.

• Mor{ de Après ces heureux succès il passa l’hyver dans les fertiles contrées deTushi. Tangut, changeant de tems en tems de camp, en tirant fur-tout vers lesfrontières du Turkestan. Mais pendant que fa Cour étoit en joie, onreçut du Kipcbak la nouvelle de la mort de Tushi ou Jujì son fils aîné.Cette perte le toucha íì vivement, qu’il tomba insensiblement dans unemélancholie noire, qui lui inspira du dégoût pour tous les divertissemens.II devint même fi indifférent pour tout, qu’il parut peu sensible à lanouvelle d'une grande victoire remportée par ses Lieutenant fur Jala-loddin. Ce Sultan n’eut pas plutôt appris que l’Empereur s’étoit éloi-gné de Perse, qu’il revint des Indes dans le Makran avec quelques trou-pes; de-L il alla à Shiraz & ensuite à Ispahan, où ses amis l’imroduisi*rènt secrettement, & où il grossit fa petite armée. II fe rendit ensuite àBagdad , où n’ayant pas été bien reçu, il battit les troupes que le Califeenvoya contre lui. II reprit Tauris, <& puis marcha contre les Géorgiensavec trente-nulle hommes; à son retour dans l’Azerbejan , il s’avançacontre les Mongols, qui ayant passé l’Amu au commencement de 1 année623 de l’Hégire, 1226 de J. C. marchoient à lui avec des forces supé-rieures. Les deux armées en étant venues aux mains Jalaluddin fut défait,& c’est cette victoire dont Jenghis Khan reçut la nouvelle.

- . j a- Les Mongols fe rendirent maîtres de Tauris, après la défaite du Sul-lo’ldi ' tan, qui rallia ses troupes, harcela ses ennemis, & eut quelque avantage.II mit ensuite ìe siégé devant dkhlat , ville au Nord du Lac de Fan , dont elleest proche, ôc qu’on appelle aussi Là & liaìat ; c’étoit la Capitale de l’Ar-ménie: ce fut-là que le Calife de Bagdad lui envoya un Ambassadeur avecdes présens. Delà il passa en Anatolie pour obliger les Turcs Seljuciáes, qui

y ré*

(t?) Qaubil, p. 45-Sî.