4«4 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHANA.D.J.C. Sur la nouvelle du siégé de la Capitale, Hota & Ilapua ou Hlipud partirentà la tête de cent-cinquante-mille hommes, Cavalerie ou Infanterie, poursccourir Lette ville. Toley détacha seulement trois - mille chevaux (*) ,Khaíw/. pour inquiéter leur marche. Hota les 6t attaquer, & les Mongols se re-Ewprreur tirèrent; mais ils reparurent vers le soir,dans le tems que les líins se dif-des Mo- posoient à camper ;& dans le même tems Toley fit embarrasser les cheminsgols.' p ar q es Abatis de grands arbres. Les Kins arrivèrent à deux lieues & demie'~Déjhîtè à Kun-cbeu, qu’on appelle aujourd’hui Tu-cheu , & n’y purent entrerd. j Géní' à cause de la grande quantité de neige qui étoit tombée, ils furent doncruux obligés de s’arrêter pour se rafraîchir, & pour se reposer des grandes fati-Kúu. g Ues q U qj s souffroient depuis trois jours. Là Hota reçut ordre de marcherincessamment au secours de la Capitale, & il fit sonner la marche. Unepartie de son armée s’ouvrit un chemin à travers les arbres, & le reliequi en faisoit le gros se rendit à la montagne de San-fong près de Tu-cheu. Toley, qui avoit rassemblé tous ses détachemens, fit attaquer cedernier corps de tous côtés; les Kins, quoiqu’assoiblis par la faim, sc dé-fendirent d’abord avec courage, mais ils ne purent résister áux attaquesréitérées des Mogols, & furent mis en déroute. Plusieurs Officiers mirentpied à terre, & fondirent le sobre à la main fur les Mongols, & furenttués. Hota descendit aussi de cheval pour combattre, mais ne voyantpoint son compagnon Ilapua, il se remit en selle, & suivi de cent ca-valiers prit la route d eKun cheu, que Toley avoit laissée ouverte à dessein.Dans le tems de faction ce Prince reçut un renfort qu’Oct^ lui envoyois,& ayant été joint par l’Empereur lui-même, ils allerenc assiéger Kun-cheu , qui fut bien - tôt prise, pareeque Hota fut tué des premiers (a).
Quelqu n SonCollegne Ilapua fut fait prisonnier à la bataille de San -fong: commeum font c’étoit un bon Officier aimé de tout le monde , Toley fit tous ses effortshits a mort. p 0ur f en gager à entrer à son service; il s’en excusa modestement, en disant,je fuis un des premiers Généraux des Kins, & je fouhaitte de mourir Jur lerterres de mon Maître. On lui accorda à regret ce qu il demandoit, & ilfut tué. Hoshang, Prince de la Famille Impériale des Kins, grand Capi-taine, que le courage, la grandeur d’ame, & nombre de belles actionsavoient rendu fameux, pour éviter de périr avec la foule, s’étoit cachéaprès la déroute de San - fong. ^ S étant ensuite fait connoître, il demandad’être conduit à Toley, à qui il avoit à parler. Les Cavaliers le traitèrentcivilement ,& le menerent à Toley : ce Prince lui demanda son nom & faqualité: Je fuis, dit -il, de la Famille Impériale, & je me nomme Hoshang.Je commande le corps, de troupes qu’on appelle Fideles, b f ai battu trois f oisvos armées (f). Je n ai pas voulu mourir avec une troupe obscure de soldats ,je veux que ma fidélité soit connue de tout k monde, & la pojtérìté me rendra justice.
Toley
(a) idem, p. 65, 66.
(*) II y a dans l’Angloìs trente-milk , mais c’cst évidemment une faute; Gauhil neparle que de trois-mille , de-racine que Mr. De Guignes , Hist. Générale des Huns,T. 1H p. 8i. R em. d u Tr ad.
(j) il avoit défait Cùc aê-ixben, Sufutay ou Suida , & d’autres Généraux,