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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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434 " 1 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

r avertie néralement regrettée. Elle é'toit fille da Prince desKëraïtes,frere de Wang,//-Mangû Khan. Les Empereurs Mongols eurent toujours de grands égards pour lesKhan lV- parens de cette Princesse, & pour ceux de fa Tribu.. Vers ce tems-làapprit que plusieurs Princes pensoient encore à mettre Shelyemenâà sur le Trône; l’enviè dê s’y maintenir l’engagea à des actions d’un grandéclat. II ordonna au Prince Hoangur fils de Hafar ,frere de Jcnghìz Khan,qui commando!t l’armée qui campoit près de Karakorom, de faire la revuedes troupes, & il vint lui-même l'été dans-cette ville, & ordonna auxGrands, auX Généraux & aux Princes du sang de s'y-trouver. .11 exila latroisième femme dé l’fìmpereur Occay,êz confisqua colis ses biens; il dépouillales autres Impératrices de tout ce qu’eíles avoient d or,d’argent & de pier-reries , & les distribua aux Princes-, aux Seigneurs & aux Officiers. LesPrinces Hafan & Myeli, fils d ’OStay Khan, furent bannis, i’un à Bishbaleg,• & l’autre dans un Pays voisin-de l’irtish. ■- Perko, Toto & Mvngoto, petits-

fi s d’Ocìay, furent relégués aussi, le premier à Kurchi .(*),& le second àhnili (f) ; les freres de Shelyemen & le Prince Haytû, fils de Hache {g) fils, d Oài,eurent le même fort; pour le Princ e Shelyemen ibfut mis aux fers

& renfermé dans une Forteresse (a).

Sa cmau- ' Mais ce qui fit plus de bruit encore, ce-fut la sentence de mort contreté. l’Impératrice Wauli- haymish (4), ci- devant Régènte de l’Empire & Veuvede l'Empereur Quey -yeu ik contre la Princesse mere deSbclyemen. La sen-tence fut exécutée, & on publia que ces deux Princesses étoient des Magi-ciennes (§), & qu’elles avoient employé divers sortilèges pour faire tom-ber la couronne fur la tête de Shelyemen, Mais l’Histoire a justifié cesPrincesses, & fait regarder à cet égard Mengko comme un Usurpateur;elle dit nettement qu’on devoit fe conformer aux-volontés d’Oclay, & elleajoute que la Postérité accusera toujours Mengko de tyrannie & d’usor-pation. Du reste ce Prince fit de grandes largesses aux troupes, diminuales impôts, ordotìna à tous les- Gfficiërs de tenir leurs corps prêts aupremier ordre. La même année Mengko fit un sacrifice solemnel au Cielsur fine montagne, suivant les cérémonies observées par les Empereurs dela Chine, dont il fe fit instruire par des Lettrés Chinois^ II déclara le La-ma Namo Chef de la Religion dans l’Empire, avec le titre de Docteur &

f») Caubil, p. ï09-112.

■ Caubil dit qu’it ne fait oij est Kurchi. Ce nom a'beaucoup de rapport â celui deKurjé ou Kurj, Pays dont parle De La Croix, & qui est au Nord de la Chine: mais st pa-roi! par toutes les circonstances que ce Pays, que cet Historien prend pour-la Corée, eltíe Leaotong, dont ií ne. peut gueres être question ici.

(t) Gattbilïgnoxe. aussi où est Imili: il y a quelque apparence que e’est la ville d ’lmil,dont Abu'lfarage & Abulgbazi Khan font mention, mais ils ne disent point en quel endroit' cite est. 11 .y t une rivière de ce nom au Sud de PIrtisb. \ _ (

..(j) 11 faut que ce soit Kasbi, qu’Abu’lghazi Khan nomme parmi les Ms à'Oàay.

(f) Les Auteurs Orientaux rappellent OgulÇmmi ^,» . & nommée Charinn dans!a vie de St. Louis.

(§) Mengko dit aux Ambassadeurs de 5 t. Louí^- que Cbarmis était forçiere, mais appa-remment que ce Prince ordonna de ne pas .parler de fa mort.