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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LA TARTARIE ET LA CHINE. Liv. V. Ciiap. V. 499mur, & mettant l’épée à la main il dit qu’ii ne reconnoîcroit jamais d’au- Le régnétre Empereur que Timur : le Général Twechechar, arriere-petit-fils de For- <lc Timûrgu , un des quatre intrépides de Jenghiz Khan , & les autres Généraux é î"toient du même avis. On lavoir d’ailleurs que les Grands Chinois se dé-clareroient pour Timur. Voyant la disposition des esprits, Kanmala, si/s ainedu feu Prince Cheng-kïn, donna son suffrage à Timur son cadet, ìes autresPrinces en firent de même, & tous se prosternerent devant Tmur pourle reconnoître Empereur. On en donna avis à toutes les Hordes, auxGénéraux des armées, & â tous les Mandarins des Provinces de la Chine j&, sdon la coutume, on publia une amnistie générale.

Les Chinois donnent â l’Empereur Timur le nom de Chingtson : une des Sespre.premieres choses qu’il fit , fut de donner le titre d’Empereur à son pere, fí ‘ teresa c-(k celui d’Impératrice à sa mere ; il lit élever des monumens à la mémoi-re de son pere Chsngkin , de son ayeul Hu-pi-lay & de la Princesse sa grand-mere; il fit exactement payer ce qui étoit dû aux Princes L aux Princesses de sa maison , aux Généraux & aux Mandarins : il donna de grandesmarques de confiance à son frere Kanmala, & le déclara son Lieutenant-Généra! en Tartarie. II nomma des Généraux pour tenir tête à Haytu& aux Princes de son parti ; il pourvut à la sûreté des Provinces par lechoix de bons Officiers, & fur cet article il donna plein-pouvoir à Fcyen,à 7 ufi Temur, à 2 'wechechar, à Tntuha & aux autres habiles Capitaines. IIfit mettre la derniere main à FHistoire de Hu-pi-lay , conclut la paix avecle Roi de Gannan , & ordonna de rouvrir ie commerce avec les Indes,que la guerre de Ouavct avoit interrompu.

Au mois de Décembre de cette année mourut Peyen , âgé de cinquan- Mort dete-neuf ans, avec la réputation d’un des plus grands hommes qui ayent Pe y en -jamais été à la Chine & en Tartarie. L’Empereur, les Princes, les Gé-néraux, & généralement tous les Officiers pleurèrent iong-temssamort,&les Historiens Chinois ont fait de ce Général un magnifique éloge.

L’année 1295 est marquée pour la premiere du régné de Timur, parce-que les Chinois comptent ordinairement l’année dans laquelle l’Empereurmeurt toute entiere au nombre de celles de son régné (*). Dans les Pro-vinces méridionales on donna des terres aux soldats , à condition de teniren bride les Myaotse , forte de Peuples indépendans, qui habitent dans lesmontagnes de Sechuen , de Queycheu , de Iiuquang , de Quangsi, deQuangton, & ailleurs ; leur Langue & leurs Loix font non seulement dif-férentes de la Langue & des Loix Chinoises, mais il y a même de la diffé-rence entre eux. Au mois d’Avril il y eut une grande famine ; l’Empereurfit paroître son attention à secourir les Peuples ; il fit distribuer par-toutde grandes aumônes aux pauvres, & fit examiner les greniers publics. íldéfendit de vendre à l’avenir les Emplois Civils (a).

Les filles & les sœurs des Empereurs Mongols, de même que les Prin- Sage Ré-

Ces gl e ' M e n( -

(«) Caiìbil, p. 223 & suiv.

(*) Cette réglé ou coutume n’a pas toujours été observée, & les exemples du contrairene font pas rares. Gaubil.

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