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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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Le. régnéde YesunTeinûr ouTayting.

D'autreisont relé-gués.

Leçons farle Gou ver-nement ,fondées parChang-quey.

520 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

aisément prévoir qu’il avoir à craindre de passer pour avoir eu part à l’as*saffinat de son prédécesseur & du Ministre. Le Prince Maynu , qui des-cendoit du grand-pere de Jenghíz Khan (*), voyant que l’Empereur pen-sai t à se servir de Tyesbe & de ses complices, & même à les faire GrandsMandarins, lui représenta qu’il alloit se perdre dans l’esprit des Chinois& desTartares, ôc que la postérité lui reprocherait toujours d’avoir trem-pé ses mains dans le sang de son Souverain, & dans celui d’un Minis-tre issu du grand Mubuli , auquel les Mongols dévoient rétablissement deleur Empire. Tesun Temur frappé de cette idée ordonna de faire mourirfur le champ, dans le camp deLongku , Tesycn Temur, .Vangche , lumen& d’autres Seigneurs: il envoya aussi des Officiers à Tatû pour se saisir deTyesbe & de ses autres complices ; tous furent punis de mort, on exter-mina leurs familles, & on confisqua leurs biens. Sonan fils de Tyemutyeln’avoit été condamné qu’à l’exil, mais on représenta qu’il avoir le pre--mier porté un coup de sabre à l’épaule à Pay chu , ensorte que l’Empereurordonna de le faire mourir & de confisquer tous ses biens : cette dernierepartie de la sentence ne fut pas exécutée.

On sauva la vie à Gantipuvha & à d’autres Princes, qui avoient trempé enquelque façon dans la conjuration; mais ils furent tous exilés, & eurent l;thonte de voir que l’on marquoit que la cause de leur exil étoit lapartqu’ilsavoient eue à la noire action de 7 ’yeshe. Tesun Temur étant arrivé à Tatûdans le mois de Novembre, rétablit la mémoire des deux Seigneurs queTymutìcl avoit fait mourir au mois de Janvier 1320. L’Empereur renditla méme justice á ceux que Tyemutyel & Sonan son fils avoient accusé in-justement Tannée suivante, dont quelques-uns avoient été exécutés &d’autres bannis ; les accusations furent déclarées calomnieuses.

L’an 1324, qui est le premier du régné de Tesun Temur, que les Chi-nois appellent Tayting, un des Ministres proposa à i’Ëmpereur de nommerdes Docteurs, chargés d’expliqutr tous les jours dans le Palais les Livresqui font les plus propres à former les Princes & les Grands au Gouverne-ment, L’Empereur approuva ce dessein, & ordonna á son fils & à ceuxdes autres Princes d’aller tous les jours écouter ces^ leçons publiques. Cettecoutume s’observe encore. Le premier Livre qu’on choisit fut l’HistoireChinoise de TJe-ma-quang. L’auteur de ce bel établissement étoit Chang-quey , un des Ministres les plus termes & les plus éclairés qu’ayent eu lesTvens. II étoit fils du Générai Chavg-hong-san , & avoit été élevé par unGrand Mandarin de i’Empire des Song (à). Ce Mandarin étoit fur la flottede Changfikyay, auprès de la montagne à'Ahhan , quand Hongfan vintl’attaquer (b) ; il se disposoit à se précipiter avec les autres dans la mer.Hongfan l’arrêta , & voyant que c étoit un grand Seigneur & un hommede mérite,il le retint & lui demanda son amitié. Le Mandarin par recon-

nois-

(a) Gaubil, p. 255 & suiv. (/;) Voy. ci-deffus, Chap. IV. Secl. II.

(*) Maymi descendoit à la cinquième génération de Talicbin, quatrième fils de Pal: tan ,pere de Tffukay , pere de janghìz Khan. Tesun Tt mur augmenta ses revenus & ses titres, cequi plut extrêmement à ia fangile de Paycbu & à tous les Grands, Gaubil.