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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DÀNS LA TARTARIE ET LA CHINE. Liv. V. Chap. XII. 545

d’hui ruinée, au Nord de Kancheu dans le Chenil. Mais on représenta que Sectionc’étoit-là une punition trop légere pour ses fautes , desorte que ses biens ffurent confisqués & qu’il fut relégué dans le Yunnan. Non content de ce- Js°“^ esla, Ama contrefit un ordre de l’Empereur de le tuer aussi-tôt qu’iiferoit tJ^soílarrivé dans cette Province. Cet ordre étoit adressé à un Officier qui avoit Touhan-sa famille dans le Yunnan ; au-lieu de tuer Toto , il le traita avec honneur temûro*& distinction, & lui proposa une de ses filles en mariage; le Ministre dis Chunti -

gracié s’excufa d’accepter cette offre , & l’Officier qui se crut méprisé le 1 . H

fit tuer à 1 âge de quarante-deux ans. Toto étoit Merkite de nation , ilavoit beaucoup d’esprit, étoit très-habile dans la Littérature Chinoise &fort entendu dans les Affaires. L’amour de la gloire & son amitié pour sonfrere Tefyentemur lui firent faire un grand nombre de fautes : la conduitequ’il tint à l’égard de Torchipan l’avoit fur-tout rendu odieux aux Princes& aux Grands.

Le Général Tashepatû arriva au mois d’Octobre à Huycheu dans le Ho- Exhortainan, & gagna une grande bataille fur Lyeufûtong ; ce rebelle fut encore ílon inuti ~défait par un autre Tartare, mais il se relevoit toujours de ses pertes, & lcme * ta gaprès avoir été battu il se trouvoit encore en état de faire de nouvelles en- iHl*.treprises. L’Empereur avoit fait tenir au mois de Juillet un grand Conseil reurf 'de guerre , & il avoit ordonné de prendre des mesures pour la sûreté desProvinces attaquées par les rebelles. Un Grand Mandarin profita de cetteoccasion pour avertir l’Empereur de ses fautes ; il dit „ que ces mesures„ étoient fort inutiles, tandis que l’Empereur continueroit à vivre dans„ le désordre, & sans se mêler des affaires, qu’il falloit qu’il commençât„ par connoître par lui-même f état de fa Cour & de son Empire: dans les,, Provinces , dit-il, les Officiers & les Mandarins ne pensent qu’au plai*

„ sir, à l’argent & à la bonne chere; & ,à l’exemple du Prince, ils parois-j, sent insensibles à la perte des Villes & des Provinces”. On loua le dis-cours du Mandarin , mais Touhan-temûr ne pensa pas à se corriger, & sereposa sur d’autres du foin de rétablir l’ordre dans les Provinces.

S E C T I O N II.

Elévation de Chû ou Hongvû, b Ruine de la Dynastie des Yvens.

/^E fut au mois de Juin de l’année 1355 qu’un Chef de parti nommé SecTrosChû (*) partit de Hocheu , ville du Kiangnan , passa le Kiang & prit H-Taiping. Voici ce que dit 1 Histoire fur ce sujet. Les Yvens étant venusdu Nord du Chamo , ou grand Désert de sable, se rendirent maîtres de la Hoimû*Chine ; l’amour du plaisir les fit dégénérer, & on ne vit que révoltes de & c . htous côtés : il n’y avoit aucune subordination parmi les troupes , les an- ---

nées étoient mauvaises , & le Peuple n’avoit pas de quoi vivre. Ce fut Elévation

i> de Chû.í ân*

(*) C’est ce fameuse Chinois, qui prit dans la fuite le nom de Ilorigvû , & fonda la Dy-nastie des Ming ou Tay.uihg-, les Chinois rappellent Tarifa.

Tome XVII. Zzz