DANS LA TARTARIE. ET LA CHINE. Liv. V. Ciîáp. XII. 555
„ Titre de Roi, qa’à conditioií de trdvaìlier à rendre' les Chinois heureux.„ Qu’il falloit au commencement- du régné convenir- de bonnes-Loix-,-que- c'étoit par-là que les Mongols aVoienc manqué. A i'égard des rits à„ des cérémonies de la Religion , je fuis d’avis , dit-il, qu’avant toutes„ choses chacun de nous pense sérieusement à réformer son cœur. II ajou-„ ta : vous avez été jusqu’ici mes cher? compagnons -, aidez-moi, 'n’ayez„ que dela en vue, ne pensons qu’à bien- commencer’V -- -
Au mois de Lévrier ce Prince se mit en marche pour-continuer en per-sonne le siégé de Vuchanfu ; Capitale, du Huquang. La ville fut -prise ; Chen-il , qui avoit succédé à son pere Cbonyeulyfmg, sé Tendit aveé îesOfficrers déson parti. Chu ordonna de soulager les misérables-,- d’encourager les Let-trés, & de ne piller ni tuer personne. Par cette sage conduite il conquitsans peine le Kiangsi & !e Huquang. Les Chinois se rendoient à lui en fou-le , & iis étoient charmés de voir un. Prince fí généreux , si modéré dansses passions, ami des Gens de Lettres j affable 5 attentif à gouverner laNation selon ses anciennes Loìix& Coutumes, ; -- -
La Cour de Touhan-temim étoìt divisée en plusieurs puissans -partis, quine songeoient qu’à se supplanter ■& à se détruire: Le Prince Héritier , aulieu de penser sérieusement à se faire aimer & estimer des Officiers, pourles engager à soutenir le Trône, ne s’ocoupoit-qu’à-contenter fa haineparticulière contre quelques Seigneurs. II se servoit de l’Eunuque Pupuvoha& du Ministre Chojekym pour accuser qui il lui plaïsoit.- On lupposoit.descrimes, & on ne rougissoit pas d’empriíonner &-même de faire mourir degrands Seigneurs, à qui on ne pouvòit reprocher que de s’eppóser a-ux in-trigues criminelles de ces deux indignes Ministres. Un de ces Seigneursinjustement accuse, étoic Laotisha , qui pour sauver sa vie se retira auprèsde Poktemur à Taymgfii dans le Chanfi. L’Ëmpereur étoìt instruit de l’in-nocence des accusés, & des murmures de tout le monde. On fit des re-présentations au Prince Héritier , mais Slyyeustíîitéïa conhoistòit pèu sesvéritables intérêts, & au lieu de cesser íes accusations pour penser au Bienpublic , il s’eWgagéa mal-à-propos dans dés démarches qu’ìl pouvoic- aisé-ment prévoir devoir achever la ruine de FEmpire (*).
Kokotemur étoìt ennemi mortel de Poktemur , & lun & l’autre avoientdes amis & des émissaires à la Cour. Au mois d’Avril le Prince fit accu-ser le-Général Tukien-tenmr, qui étoic intiíne àm'i-de Poloteimr; :& quandcelui-ci représenta l’innocence-de son ami, aii-lieu d’ëeoùter ses représen-tations on le dépotfilla Itii-ttàêà la Dignité de-Général de Taytihgfu.Polotemur savoit qne cet ordre avoit été dohné à Tiristi de FEmpereur par■ ■. • - - les
(*) Il peut paraître surprenant à ceux qui ont lu l’Hiftpire des premiers EmpereursMongols j Comment oii souffrit ldngtems stp'le Trôné un'Prinqe auffî foible' que Teuban-temur, & que l’Héritier-fit périr tatìt de grands Soigneurs fur-de fausses accusations. Maisil est aisé de le -comprendre par. japport à une Cqùr .dont le Chefesl méchant,.&oii laplus grande partie des Ministres A,des Courtisans’ font corrompus: en ce cas-là le .Chefne manque jamais d’indígries' d’inítruméns, qui l'appuyent dans tcnis ses "desseins, & parintérêt ou par ambition perdent les gens de bien, & se ruinent múmc les uns les autrespour le faire réuíiir dans ses vues, & pouf soutenir fa tyrannie.
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Elévationde Chst ouHongvú&c.
II prendVuchang-fu.
Cruautédu PrinceHéréditai-re.
Et sonInjujlke,