Buch 
17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
Seite
555
JPEG-Download
 

DANS LA TARTARIE. ET LA CHINE. Liv. V. Ciîáp. XII. 555

„ Titre de Roi, qa’à conditioií de trdvaìlier à rendre' les Chinois heureux.„ Qu’il falloit au commencement- du régné convenir- de bonnes-Loix-,-que- c'étoit par-là que les Mongols aVoienc manqué. A i'égard des rits à„ des cérémonies de la Religion , je fuis d’avis , dit-il, qu’avant toutes„ choses chacun de nous pense sérieusement à réformer son cœur. II ajou-„ ta : vous avez été jusqu’ici mes cher? compagnons -, aidez-moi, 'n’ayez„ que dela en vue, ne pensons qu’à bien- commencer’V -- -

Au mois de Lévrier ce Prince se mit en marche pour-continuer en per-sonne le siégé de Vuchanfu ; Capitale, du Huquang. La ville fut -prise ; Chen-il , qui avoit succédé à son pere Cbonyeulyfmg, sé Tendit aveé îesOfficrers déson parti. Chu ordonna de soulager les misérables-,- d’encourager les Let-trés, & de ne piller ni tuer personne. Par cette sage conduite il conquitsans peine le Kiangsi & !e Huquang. Les Chinois se rendoient à lui en fou-le , & iis étoient charmés de voir un. Prince fí généreux , si modéré dansses passions, ami des Gens de Lettres j affable 5 attentif à gouverner laNation selon ses anciennes Loìix& Coutumes, ; -- -

La Cour de Touhan-temim étoìt divisée en plusieurs puissans -partis, quine songeoient qu’à se supplanter ■& à se détruire: Le Prince Héritier , aulieu de penser sérieusement à se faire aimer & estimer des Officiers, pourles engager à soutenir le Trône, ne s’ocoupoit-qu’à-contenter fa haineparticulière contre quelques Seigneurs. II se servoit de l’Eunuque Pupuvoha& du Ministre Chojekym pour accuser qui il lui plaïsoit.- On lupposoit.descrimes, & on ne rougissoit pas d’empriíonner &-même de faire mourir degrands Seigneurs, à qui on ne pouvòit reprocher que de s’eppóser a-ux in-trigues criminelles de ces deux indignes Ministres. Un de ces Seigneursinjustement accuse, étoic Laotisha , qui pour sauver sa vie se retira auprèsde Poktemur à Taymgfii dans le Chanfi. L’Ëmpereur étoìt instruit de l’in-nocence des accusés, & des murmures de tout le monde. On fit des re-présentations au Prince Héritier , mais Slyyeustíîitéïa conhoistòit pèu sesvéritables intérêts, & au lieu de cesser íes accusations pour penser au Bienpublic , il s’eWgagéa mal-à-propos dans dés démarches qu’ìl pouvoic- aisé-ment prévoir devoir achever la ruine de FEmpire (*).

Kokotemur étoìt ennemi mortel de Poktemur , & lun & l’autre avoientdes amis & des émissaires à la Cour. Au mois d’Avril le Prince fit accu-ser le-Général Tukien-tenmr, qui étoic intiíne àm'i-de Poloteimr; :& quandcelui-ci représenta l’innocence-de son ami, aii-lieu d’ëeoùter ses représen-tations on le dépotfilla Itii-ttàêà la Dignité de-Général de Taytihgfu.Polotemur savoit qne cet ordre avoit été dohné à Tiristi de FEmpereur par■ ■. • - - les

(*) Il peut paraître surprenant à ceux qui ont lu l’Hiftpire des premiers EmpereursMongols j Comment oii souffrit ldngtems stp'le Trôné un'Prinqe auffî foible' que Teuban-temur, & que l’Héritier-fit périr tatìt de grands Soigneurs fur-de fausses accusations. Maisil est aisé de le -comprendre par. japport à une Cqùr .dont le Chefesl méchant,.&oii laplus grande partie des Ministres A,des Courtisans’ font corrompus: en ce cas-là le .Chefne manque jamais d’indígries' d’inítruméns, qui l'appuyent dans tcnis ses "desseins, & parintérêt ou par ambition perdent les gens de bien, & se ruinent múmc les uns les autrespour le faire réuíiir dans ses vues, & pouf soutenir fa tyrannie.

Aaaa 2

SnoTiois

■n.

Elévationde Chst ouHongvú&c.

II prendVuchang-fu.

Cruautédu PrinceHéréditai-re.

Et sonInjujlke,