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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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626 SUCCESSEURS DE JENGHLZ KHAN

■Le régné Molahedah, qui s’y trou voient; & dans le même tems Utkuhana ou Isujaha/feHulagu Nowayn ayant assemblé douze mille sujets des Ismaéliens , les fit passer au filKhan. de l’épée (a).

sfTaireìdii Cette même année Hulaku ordonna k Azzo'ddin & à Roknoddin de parta-Papdl g er les Etats de Rum entre eux. Le premier de ces deux freres avoir dé-Rum. trôné l’autre ,& Tavoit emprisonné; mais en 653, Bayeju, Général Mon-gol qui commandoit dans l’Azerbejan, ayant été obligé de céder ses quar-tiers à Hulaku, il en demanda à Azzo'ddin. Ce Prince, croyant qu’il aban-donnoit Hulaku , alla l’attaquer & fut battu. Bayeju mit Roknoddin en li-berté, & le rétablit fur le Trône. Azzo'ddin en porta ses plaintes à Hula-ku , qui régla en 655 le partage dont nous venons de parler. Rokno'ddin fe, rendit au camp de Bayeju , & Azzo'ddin s’en retourna kKoniya ou Iconium ,mais comme il redoutait le Général Mongol il assembla une armée de Cor-des , de Turcomans &d’Arabes, qui fut dissipée par Bayeju, de-mêmequ’une autre par Nowayn , de sorte que Malatiya & plusieurs autres placessc soumirent à Rocnoddin : mais Bayeju ayant bientôt après été rappelledans l’Irak ( b ), les choses changèrent de face en faveur á’Azzoddîn , com-me on l’a rapporté ailleurs. Revenons à Hulaku.

Hulagu sa Dans le tems que ce Prince assiégeoit les châteaux des Maldhedah , ilmet en envoya un Ambassadeur au Calife Mojlasem, pour lui demander du fe-pour atta. Cûurs - Ee Calife étoit dispose à le lui accorder, mais ses Viíirs & lesquer Bag- Grands de fa Cour s’y opposèrent (*), disant que Hulaku n’avoit pas be-dad. & foin de secours, & qu’il n’en demandoit que pour affoiblir Bagdad, (f) asmde s’en rendre maître plus aisément. Après la réduction des châteaux, 11Khan envoya un autre Ambassadeur au Calife pour lui reprocher le refusdu secours qu’il avoit demandé. On consulta le premier Vifir fur ce qu’ily avoit à faire dans cette conjoncture, qui fut d’avis de tâcher d’appaifèríe Prince Mogol par de riches préfens; mais tandis qu’on tâchoit de lesrassembler, Dowaydar & ceux de son parti donnerent à entendre que leVifir étoit d’intelligence avec les Tartares, & qu’il cherchoit à trahir leCalife, deforce que Mojlasem, au - lieu d'envoyer k Hulaku des préfensmagnifiques, ne lui fit offrir que des choses de peu de valeur. Le Prin-ce Mogol, plus irrité qu’auparavant, fit savoir au Calife qu’il eût à ferendre en personne dans son camp, ou à y envoyer le Vifir Dowaydarou Solìman Shah : mais ni l’un ni l'autre n’ayant voulu y aller , mal-gré Tordre de Mojlasem , il en envoya d’autres ; ce qui n’ayantpas satisfait Hulaku , il commanda à Bayeju Nowayn & à Sunjak No-wayn

(«) Abu'IJarag. ubi fup. p. 330 & fuiv. (/>) Abulfurag. Hist. Dynast. p. 330-334.

(*) Suivant les Auteurs cités dans la Note suivante, ils firent une réponse très-injurieu-fe aux Lettres de’ Hulaku , le menacèrent de la colere de Dieu & de celle du Calife, Plus.bas cette réponse est attribuée à d’autres, & on la fait faire dans une autre occasion.

(j) A s’en rapporter aux Historiens que D'Herbelot a suivis, IJulaku après la défaite desIsmaéliens, avoit dessein d’aller par la Natolie droit â Constantinople, mais le fameux As-tronome iSsafiro'ddin Ai Tus l’en dissuada, & lui conseilla de tourner ses armes contre leCalife, dont il étoit mécontent en son particulier. Bibliotb- Orient, p. 453. art. Halagu.