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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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L c regfieá’Abaka.

II efl atta-qué purBarkah.6S4.

1265-

Et parBorakKhan.666 .1267.

638 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHANCapitale reprit soa ancien lustre, quelle avoir perdu par les armes de fía-hkji, tout le monde venant en foule s’y établir. Au contraire Babao'dJinse conduisit avec tant de sévérité à Ispahan, qu’il enveloppoit souvent lesinnocens dans les mêmes peines avec les coupables: en vain son pere Chatn-so’ddin , à qui l’on p or toi t fréquemment des plaintes, tâcha-t-il de lui ins-pirer plus de douceur, il continua toujours à en agir de la même saxon,jusqu à ce que la mort délivra les habitans d’Ispahan de ses rigueurs.

Au commencement du régné à'Abaka , Barkah Khan (*), de la postéritéde Jagatay Khan , qui regnoit dans la Grande J3ukharie, voulut entrer enPerse & marcha avec son armée vers Derbend : mais Chaînât frere d ’Aba-ka , qui étoit posté à Derbend,lui disputa le passage, & après une bataillequ’il gagna fur lui, l’obligea de se retirer en 664. Cette défaite ne fitq u’irriter ce Prince; car il mit peu après une armée de trois-cens millehommes en campagne, avec laquelle il menaçoit la Perse d’une entieredésolation, íì Abaka Khan n’eût marché de son côté avec toutes les forcesde son Empire. Barkah Khan avoit conduit sa nombreuse armée par lesvastes plaines du Kipjak, qui font au Nord de la Mer Caspienne, avoitforcé les passages étroits qui font entre cette mer & le mont Caucase,que l’on appelle communément les portes de fer (f), & étoit déja arrivéfur les bords de la Rivière de Kur , lorsqu' 'Âbaka Khan se présenta à Te-flis, Capitale du Gurjestan ou Géorgie; mais dans le tems que les deuxarmées étoient prêtes à en venir aux mains, heureusement pour la PerseBarkah fut enlevé de ce monde; sa mort fit que son armée se dissipa, &retourna en Tartarie (a).

En 666 Barak Oglan (j),qui étoit aussi de la postérité de Jagatay, en-voya à la Cour à’Abaka un nommé Majsud, sous prétexte de le complimen-ter de la part de son Maître, mais qui dans le fond n’avoic d’autre desseinque d’épier l’état des affaires , & de reconnoître le chemin qu’il faìloitprendre pour attaquer la Perse. II ne put le faire si secrettement, qu’unsoldat nes’en apperçût, & n'en donnât avis au Grand-Visir Chamfo ddin :ce Ministre ne laissa pas de le traiter fort civilement, comme s’il n’eûtrien soupçonné, bien résolu de se saisir de lui, ou de l’attraper quand ils’en retourneroit; mais Majsud avoit si bien pris ses mesures, en faisantposter des relais, que ceux que le Visir envoya après lui ne purent l’at-teindre* Barak Khan , après avoir appris de la bouche de son Espion tout

ce

GO Khondetnìr ap. D'Herbelot, Abaka.

1 (*) Nommé aussi Barak Khan, il étoit le cinquième Khan de la Grande Bukharie;

voy. Liv. VII. Ch. 3. mais comme on dit-là qu’il mourut en 1260, & qu’il n’y a gueresd’apparence qu’il se soit fi fort éloigné de ses Etats, il s’agit peut-être ici de Bereke , troufieme Khan du. Kipjak, dont De La Croix met la mort en 1266, ce qui convient au teins dccelle de Barkah marqué dans cet endroit.

(f) En Langue Turque ou Mongole, Damir K api signifie la même chose que Derbend tqui veut dire en Persan porte de fer :\e s Arabes rappellent/?/^ alAbwâb, la porte des portes.

( 4 ) Ce doit être certainement Bereke ou Barkah, cinquième Khan àn Jagatay, mais alorson ne doit pas mettre fa mort en 1260, comme le font D'Herbelet & De La Croix , mais enW.70 ou plus tard, & c'eíl même ce que demande l’intervaUe qu’ìl y a entre lui & liulaku.