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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS L’IRAN OU LA PERSE. Liv. VIII. CiíAr. III. 645

v réussir par la voye la plus courte j il accusa ^âd'avoir empoisonné Abaka . Le-régnérvere ,d ’/rmi', & ce Prince trop crédule, sans examiner la déposition des ^Arguatémoíjis ^sacrifia c-e grand-homme: à ['ambition de son rival , qui vouloir Khm :mettre en sa'place un homme qui dépendît entièrement de lui (st).

Yel est le récit de l’Historien Persan Kboniemir, mais Abulfarage rapportele fait avec d’autres circonstances. Selon lui, Argon reçut l’avis du crime, Vi i ir Said *on ne dit pas de quelle part ,.sous le régné d 'Ahme,d, 6 í il envoya dpmander à sononclede lui iiv/ar. Said. Le SultanTayaut refusé, Arguri conclut que la mortde son pere avoic fait plaisir à Ahmed. Quand Argun fut momé sur le Trône, -k Président du Divan se retira dans les montagnes d’Ahwaz , chez uned nbutk Cardes qui s’appelloit AI Lur , dont le Prince Tufef Shah le ,remit entreles mains duKhan. Shamsoddin offrit d’abord centTomans d’or pour sauversa vie & demanda ensuite du tems pour lever plus d’argent, en vendant lereste de ses biens, &en empruntant de ses amis. Par ce moyen il rassemblaencore -quatre-vingt Tomans , qu’il apporta , ’& en les délivrant il dit :voilà tout ce que je puis faire, disposez de moi comme il vous plaira. Surq$oí ;jrgw, commanda qu’on le fît mourir, & il fut exécuté le 5 du mois deSbaaban del’année 683 ’ -, . . , . . . ,

' Shamsoddin étoit un homme d’un geme supérieur, & qui avoit une grandeexpérience il poffédoit parfaitement Fart de gouverner, & étoit dunehumilité exemplaire , saluant toujours le premier ceux qu’il rencontrait,fans’ se laisser prévenir (b). On composa plusieurs Elégies pour consoler les •i-vpnnles cíe la verte qu'ils avoient faite en fa personne, & les Historiens rap-portent que lorsque l’Exécuteur entra chez lui pour Je fmre mourir , il fitf ablution ordinaire avant la priere, ouvrit ensuite l’Aìcoran pour en tirer leFâlou bon augure, & tomba sur ces paroles : „ Ceux qui disent à Dieu,c’est toiqui es notre Maître, & à ceux qui entrent dans le chemin droit & conforme" J cette créance, Dieu leur envoye des Anges qui les consolent dans leurs" afflictions, ôi les assurent du Paradis qui leur a été promis”.

" Pupa f e voyant délivré d’un tel Collègue, ne mit plus de bornes à son Un Juif& mr vint à un tel point d'autorité qufil n’avoic p!us qu’un pas -fauntrgctSiieJ. le «à 11 leva e„fi„ le rms q ue. & se^-révolta ouvertement contre le Sultan en lannee SS 5 ; ma,3 ,1 ne poussa e85 .pas sa fortune bien loin, car il fut tue misérablement au.m,lieu de son 1.87.entreprise. Après la mort de Bnga t un Jiufnomme Saedo ddawlet , Méde-cin de profession, & d’une conversation fort agréable , gagna tellementles bonnes grâces du Sultan Argon , que toutes les affaires des plus grandsSeigneurs de l’Empire dépendoienc entierement de lui. I! mu dans les Em-

1 • L„ im nr, dp p-ens de fa Nation & de fa Religion, fans néanmoins rien

? ï ML5W-. V- ««là ««à'â . la Pour, II n-,

-voit alors que les Musulmans qm etoient fans crédit, sur-tout depuis latoort de Saïd, de sorte qu’ils murmuraient continuellement contre les uns

Cû ) Khondemir . ap. D'Herbekt, P* r-6. (r) Abulfara S . I. c.p, 368.

zn.Argoun.

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