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^erios. àêàk arts (*}i?'Après -la mort de son pers,'U s’étoit-àttácKé au servfce 'frAr-MàV-'L'ij- demeura à fa Cour jusqu’ù la mort de Bug® , son ami &/íjínyf^íon parent: ; mais craignant alors d’avoir le même sort, il se retira dansKhan.,, les parties les-plus orientales de la Perse. Ce sot - là que faisant ouverte*
- — ment profession du Mahométisme , il fit la guerre aux ennemis de cette
Religion & remportasur eux dé grands avantages. Ce suc à cette occa-íion qu’il eutide grands démêlés avec Gazan , qui gouvernoit alors leKho-r-asan ; mais enfin la paix setant faite entre eux, l’Emir vint rendre sesdevoirs au Prince, & devint dans la fuite son meilleur ami. i
Gazan Gazan ayant consulté avec Newrits , de quelle maniéré il pourroit en-prendies lever les Provinces d’Azerbejan & d’irak à Baydu , pour les unir au JKho-iarmes. ra f anj dont il étoit en possession, l’Emir lui dit hardiment que s’il vouloitembrasser le Mahométisme , il s’engageoit à le rendre maître de l’Empire& à en chasser son concurrent. Gazan-ûe balança point- à s’abandonnerà la conduite de Nrnrus , & fit peu de tems après fa profession publiquedu Mahométisme dans la ville de Fintzknh, où un grand nombre de per-sonnes embrassèrent la même Religion,& prirent son parti. Après cette ac-tion il sc mit en campagne avec une nombreuse armée, & prit la route deRay: quand il sut arrivé proche de cette ville, il envoya un Ambassadeurà Baydu, pour lui demander les assassins du Sultan Ganjatu, mais il n’ob-tint rien ; de sorte qu’il résolut de commencer les hostilités. Les Coureursde son armée ayant rencontré la garde avancée de celle de Baydu, la dé-firent, & en enlevèrent la plus grande partie; le reste gagna le camp,& yporta la nouvelle de la rupture entre les deux Princes (a)
Ih’ac- Gazan, usant d’artifice après avoir remporté" ce premier avantage, dé-eommode. pêcha un second Ambassadeur à Baydu , pour excuser ce qui s’étoit passé,disoit-il, fans fa connoissance. Les excuses ayant été reçues, on convintque les deux Princes s’abouchereient ensemble, avec un certain nombrede personnes choisies de part & d’autre. La conférence se tint, dans laquelle japrès plusieurs civilités A compliment, Gazan demanda à Baydu le Gouver-nement des deux Provinces de Pars & d’Irak, pour les tenir de lui à foi& hommage. Le Khan (f) qui ne souhaitoit que la paix les lui accorda, &l’on convint qu’il y auroit le lendemain un grand festin pour marquer lajoye qu’on avoitde la conclusion de la paix, & que les deux Princes scvisite-roient dans leurs tentes. Mais Gazan ayant eu avis que lorsqu’iì scroit entrédans celle de Baydu on devoit l’assassiner, rompit la conférence, & retour-na aussi-à avec son armée dans le Khorasan.
Baydu II ne fut pas plutôt arrivé dans cette Province, qu’il envoya un troi-élade la sterne Ambassadeur au Khan, pour l’informer- que son prompt retour<âe«rà sonz avoir pris congé de lui, avoìtété cause par la rébellion de quelques-unsde íes Officiers ; qu’il le prioit cependant d’envoyer ses ordres dans les deux
Pro-
(«) Khot.demir, ap. D’Ile rie lot, p. 178. art. Baydu.
(*) 11 avoit été fait Gouverneur en 650, comme on l’a dit dans l’Hifloirè du régné deìluíaku , ainsi il doit être mort en 689, la sixième ou septième année de celui d '/Irgun Khan,(t) Notre Auteur se sert communément du titre de Sultan au-lieu de celui de Khan, parce-que- Je premier est !e plus en usage en Perse.