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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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§5L SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHANS E C T I O N VI.

Le Régné Aljaytu ou Algiaptu Khan.

Section T xz Historiens écrivent de différentes maniérés le nom du Prince qui fuc-Le le^ne ^ céda h Gazan, comme Algiaptu ou Olgiaptu Sc Oljaitu, selon l’Auteur duíi'AIgiap- Magma AI Rashidiab (*), qui lui dédia son Ouvrage. Ce dernier mot s’écrit auffitu Khan. Aijaytu , & avec un léger changement Alyayitu , qui, suivant AI Jannabì ,

--;— veut dire le grand Empereur. 11 abandonna la religion de Jengbìz Khan, Sc

Algiaptu f e fa Mahométan ; à cette occasion il prit le nom de Gayatho ddin Moham -Iíhán^ me d Kbodabandeh ,ce dernier mot signifie en Persan Serviteur de Dieu: mais703. au-ìieu de Iíhodabandeb , comme le disent AI Jannabi ÔC d’autres , Abuìfe-1303. da & Ahmed Ehn Tujef écrivent Khorbanda Ça).

Il bâ'ít la II vint de Khorasati à Arrajan (f) où il se fit couronner Empereur, &de d onna [aCharge d’Emir AI Omrah, qui est celle de Généralissime, àKut-otame. ^ shah, & pour celle de Grand-Visir elle fut partagée entre RashiddddinSc Saedoddin; mais ce dernier étant devenu suspect de quelque malversa-tion , fut puni de mort & sa Charge donnée à Ali Shah. L’an 704, Al-giaptu fonda la ville de Soltanie, Sc en fît le Siégé de son Empire (j). Pen-dant qu’il y faisoit son séjour plusieurs Seigneurs de Syrie Sc d’Egypte vin-rent implorer son secours contre MalekAl Nasser fils de Kelaavn Sultan d’E-gypte. Ce Prince, qui desiroit ardemment de recouvrer la Syrie que sesancêtres avoient possédée, passa l’Euphrate avec une puissante armée en712 (1312), vint camper kRahabat proche de Damas. 11 y eut plusieursescarmouches entre les Mongols & les Syriens, mais on n’en vint point àune bataille (§); car le Visir Rashid négocia si habilement que la paix sutconclue entre les deux Puissances, Sc Algiaptu s’en retourna à Soltanie.

Il repoufe fl n : y fat pas sitôt arrivé qu’il reçut la nouvelle que Kepek Khan Sc BìJ-ks iurcs.y ar Qgj an} Princes du Turkestan, avoient passé l’Arau pour envahir leKhorasan. Ces Turcs avoient déja défait JeJsawl Sc Ali Kiishji, les prin-cipaux Commandans de cette Province, lorsqu’Algiaptu marcha contre eux,& les contraignit de repasser l’Arnu avec grande précipitation. Cette ir-ruption des Turcs engagea le Sultan à donner le Gouvernement du Kho-rasan

D'Ilerèelot , p. 88. art. Algiaptu, & Pocock. Suppl. p. Z.

(*) Cet Auteur est le Vifir Rashido’ddin, dont il est parlé dans la fuite. Son Ouvrage estun grand Recueil d’Erudicion Arabe, qui fe trouve dans la Bibliothèque du Roi de Fran-ce num. i. C’est le plus gros Volume & le mieux cn ordre que DHerbelot ait trouvé chezles Arabes. Le même Auteur a écrit le Jama’Itawarikb, ou Histoire des Tribus Turques.Voy. D'Herbelot , p. 71 >. art. RaschidThaìnb.

(f) Ou AI llajan, ville du Kbuzestan ; quelques Géographes la placent dans la Provin-ce de tan à une journée du Golphe Persique.

(j.) Suivant Mirkhnnd ce fut en 705 qu’il. bâtît cette ville, & qu’il Y transporta son fie.ge de Tauris, oti il faisoit son séjour, & Tannée suivante il s’empara de la Province de(Jbeyìan & de Rasbi. Teixeira, p. 312.

(§. Suivant Mirkbond dans Teixeira, il reprit Cham ou Damas,