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39 (1777) L' histoire de la Suisse ou les cantons qui composent aujourd'hui la Confédération Helvetique, et le commencement de l'histoire de l'empire d'Allemagne
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Sf.ct. M.H flotte deh Suisse&c.

L'Empereurfait cesserla guerre ,b prononcem faveurde Zurich

Efforts deBerne pourimiter Zu-rich. .

74 HISTOIRE DES C A N T O N S"

Le Duc dAutriche ne pouvant faire autrement, accepta la médiation lesdeux arbitres saílèmblerent, & rendirent un jugement,, qui vraisemblable-ment fut dicté par lEmpereur Louis, contre lopinion de sonCo-arbitre,puis-que le jugement est tout à lavantage des Zuricois, favorable à la nouvelleconstitution, & totalement contraire aux espérances & à la cause de laacieaSénat..

se e t r o n. iv.

Histoire de la Suisse depuis Van 1338 jusqu'en 1389.

T andis que par les armes, & plus encore par la faveur & le secours de lEm-pereur Louis de Bavière, Zurich affermissoit & étendoit fa liberté,Berne, agitée par le même désir, tentoit dheureux efforts pour acquérir uneconsistance quelle navoit pas encore, & une forme de gouvernement quelleparoifîòit fort éloignée dêtre en état de fe donner. Il ny avoit presque pointde ville en Suifie, moins puissante que Berne.- Tout ce quelle poílëdoit, àpeu de chose près, consistoit dans Tenceinte de ses murs; elle n avoit ni ter-ritoire, ni banlieue,, & cependant elle aípiroit à la grandeur des villes lesplus considérables de la Haute-Allemagne.. Elle y parvint, mais par de-grés, & à la faveur dune politique aussi sage que soutenue par fa valeur sur-tout, qui lengageoit à fe mêler dans toutes les querelles qui divifoient lesgentils - hommes de son voisinage. Ces gentils-hommes étoient dans lusage,de sarmer les uns contre les autres, pour le sujet le plus léger: Berne alorsembrassoit le parti quelle jugeoic le plus convenable à ses vues, & ne man-quoic jamais de gagner quelque possession dans ce désordre, & de se rassu-rer lorsque le différend se terminoit. Elle mettoit un si grand prix au titre de.bourgeois, & elle attachoit une telle importance à ce titre , quelle parvintà le rendre un objet de la plus haute ambition : elle loffroit à ceux avec les-quels elle sallioit, & ne formoit jamais des alliances, qui ne lui fussent très-avantageuses.. Lorfquelle fut parvenue à un certain degré de puissance, ellene cessa dagiter& de tíacasièr ses voisins, par les prétentions quelle formoitfur ies uns, comme le prix quils lui dévoient, pour lés bienfaits quils te-noient delle,. & fur. les autres, comme, autant de prétextes plausibles de leurfaire la guerre.

Avec une telle conduite, il nest pas étonnant que Berne fe sic des enne-mis , à mesure quelle étendoit sa puiiîànce. Ces ennemis étoient nombreux ;ils étoient redoutables, & dautant plus à craindre, que leur ressentiment é-ïoit perpétuellement aigri par les conseils des Ducs dAutriche, ennemis dé-clarés de toute République. A leur instigation, Eberhard, Comte de Ki-bourg, qui.navoit besoin, pour faire le mal, que de son autorité naturelle,fut le premier qui forma le projet dabattre la grandeur de Berne, &.den-