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39 (1777) L' histoire de la Suisse ou les cantons qui composent aujourd'hui la Confédération Helvetique, et le commencement de l'histoire de l'empire d'Allemagne
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HISTOIRE DES CANTONS

Sect. VII. La dislèntion fut portée plus loin dans le Valais,divisé entre les partisans deHistoire de l’Empereur & ceux de la France ; les premiers furent les plus forts, & plu-la Suisse sieurs villages des Communautés attachées au parti François furent pillés &•i 5 °i 1 55 °* cruellement ravagés. Ce ne fut qu’avec beaucoup de peine qu’ensin le Ban-‘ Emeute neret Antoine Tiliier & Glado May, Seigneur de Stratlingen , secondés par.dans le les députés des Cantons, parvinrent à pacifier les deux factions, & à rétablirYukis. } 3 tranquillité publique..

SECTION VIE.

Histoire de la Suisse depuis l'an 1550, jusqu'au commencementdu dix -septième fìecle..

Sages mefu- T* u mésintelligence qui di'visoit les Suislès au fujèt des alliances nationnales rsres des Can- j j soit avec l'Empereur, soit avec la France, n’avoit cependant point dé-ms pour généré encore en dislèntion générale ; les partisans des François & ceux de.«rcwttnir a p£ n1 pj re ^ n ’étoient pas tous également extrêmes, également outrés; & Iss2550. troubles qui s’ëtoient élevés, s’étoient réduits à quelques reílèntimens parti-culiers, & dans le Valais à une efpece d’émeute, vive h la vérité, maiscourte, pafiagere & qui n’eut pas été plutôt appaifée que tout rentra dansFordre accoutumé.

Les Suisses, indépendamment de leurs opinions particulières, soit h l’é-gard des alliances contractées, soit relativement h la diversité des deux reli-gions, fe réunirent, ne songèrent quau bien de la Patrie, & ne s occupèrent,que des moyens d’établir solidement la paix & de la perpétuer. La sageflêde leur conduite fut si respectée, que par considération pour eux, les Puissan-ces Européennes voulurent bien consentir à ménager les peuples voisins de.cette sage nation. En effet, P Alsace menacée de devenir le théâtre de laguerre, fut affranchie de ce danger par la seule recommandation des SuiílèsLes Suijses- auprès de Henri II', prêt à porter ses armes dans cette contrée. Déja mê-intéressent, me ce Souverain, suivi d’une nombreuse armée,, s’ëtoit avancé dans la baílè.^i°e‘r^ií ÌlleS -Alsace, lorsque plusieurs députés des Cantons vinrent lui recommander lesa uprès dT villes de Colmar, Ensisheim,, Schlestadt, & Strasbourg, depuis long- tems■Henri il. amies du L. Corps Helvétique, &d’où ils tiroient leurs denrées les plus né-•*SS2ri552. cessairer. Sensible h la sollicitation des Suiílès Henri II leur répondit que.

par égard pour eux il vouloir bien épargner le pays de Sundgaw, à condition,que l'on rendît les prisonniers François qui y-étoient détenus; mais que quant,sux. quatre villes pour lesquelles ils s'intéresiòîent, son intention n'avoit ja-mais été de leur nuire, les connoisiànt pour amies des Suisses, quelques mé-conteneemens qu’íl'eut contre les Strasbourgeois, qui en a voient mal usé kson égard, & maltraité ses gens (1). Afin même de faire cormoître aux Can-tons combien il leur étoit attaché, quelque tems après Henri II voulut bien»

CO Stettkr. p. 173. Wuríleisen. L. 8, & 21. p. 625. Tinta». L. 10. p, 67.