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39 (1777) L' histoire de la Suisse ou les cantons qui composent aujourd'hui la Confédération Helvetique, et le commencement de l'histoire de l'empire d'Allemagne
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DA L L E M A G N E. Liv. XXV. Sect. II. 391 '

mais d peine celui-ci se suc éloigné de Rome, que le Pape fit arrêter le Hiíl d 'Primitier & son gendre, leur fit crever les yeux & ensuite décapiter (r). km-'gue

Latrocité de cet assassinat ne resta point cachée; la nouvelle sen répandit, 800 875*.

6c Louis, ne pouvant se persuader que le souverain Pontife se fût rendu cou- """ 1 --pable de cet acte de barbarie, envoya pour la seconde fois Lothaire à Ro-me , asm dy prendre les plus exactes informations.- Soit que le fils de lErn- LouisniglUpereur se conduisit mal-adroitement dans cette commission, soit quayant des g* de punir'lors formé les desseins quil fit éclater dans la fuite, il crut devoir par avance loutrageménager le souverain Pontife ; il n'apprit rien de ce quil étoit chargé de- lmCouvrir, & Pafchal en fut quitte pour protester sur la foi du serment, &devant le peuple aílèmblé, quil navoit eu aucune part à la mort du Primi-tier & de son gendre. Louis ne demandoit pas mieux que dêtre dispensé deprononcer une sentence de rigueur; cette affaire ne fut pas pouílëe plus -lòiny & Pafchal étant mort eut pour successeur Eugene II; A peine Eu-gène avoir pris possession du souverain Pontificat que Lothaire alla à R.ome *pour y affermir lautorité impériale, sur laquelle le S. Siégé ne cessoit pointdempietter: il fit au nouveau Pontife des reproches amers fur la maniéréinique dont-on avoit traité tous ceux qui sétoient montrés fideles h son poreou à lui-même: il dit fans détour quil étoit excédé des plaintes quon luiadressoit chaque jour contre la conduite des Papes, contre les injustices & les-prévarications des Magistrats de Rome: il condamna ceux-ci à des restitu-tions considérables, & , afin darrêter les progrès des usurpations du S. Siégé,il fit une constitution par laquelle, bornant le pouvoir des Papes, des Ducs &des juges, il prescrivit en maître les devoirs quil s avoient à remplir. Dans Fermeté ie K -cette constitution, à lobservation de laquelle les successeurs de Louis ne isthme/-veillèrent point avec assez dattention, Lothaire marqua de la maniéré la plusprécise la souveraineté de lEmpereur sur le Pape & sur Rome (2).

Mais tandis que Lothaire rétabliiïòit à Rome lautorité impériale, Louispar de nouvelles bassesses aviliíìbic à Aix la Chapelle le sceptre de lEmpire. -En effet, dans une assemblée générale, Vala, se déchaînant avec une insolencevraiment monaehale contre les désordres de lEtat, porta laudace jufquà direque e'étoit à Louis quil falloit imputer les désordres publics; à lui, qui loin*de remplir les fonctions que son rang & fa dignité lui prèscrivoient, sappli-quoit aux affaires de la religion, dont il ne lui étoit pas permis de se mêler.

Ce discours séditieux fut applaudi du plus grand nombre, & Louis au lieude châtier par une punition exemplaire la licence de Vala, sexcufa lâche-ment fur la pureté de ses intentions, & demanda que lon examinât fa con-duite dans un concile. Les applaudiísemens quon avoit prodigués, au prô- Auds.ce >Upos de Vala prouvoient quil y avoit déjà un parti de formé contfe lEmpe- Vala U i&.reur; & celui-ci ne méritoit que trop le mépris avec lequel le peuple écou- C j ltté deta s a vile justification. Les factieux ne manquèrent point à entretenir ces sen- g'*timons dindignation publique, & bientôt lEmpereur apprit que lefprit derévolté & de sédition, gagnant de proche en proche, il ne lui restoit plus'desujets fur ia fidélité desquels il put compter. La rébellion éclata dans le mê-me tems dans plusieurs provinces,& tandis que les Normands & les Sarrasin®

(!) Eginh. an. 823. Theg. cap. 30. (s> Coint. am. 824, -