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39 (1777) L' histoire de la Suisse ou les cantons qui composent aujourd'hui la Confédération Helvetique, et le commencement de l'histoire de l'empire d'Allemagne
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D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Se ct. IL 405

L’année suivante Louis II, s’étant rendu à Rome, le Pape le couronna nijl. d’AÏ-Koi de Lorraine: couronnemenr qui ne fit point chanceler Charles le Chau- lemagne,ve fur le trône dont il s’étoit emparé. 800 ‘

L’Empereur, profitant des bonnes dispositions d'Adrien & du peuple Ro-main, se plaignit vivement des trahisons du Duc de Benevent qu’il fit décla-rer traître à son Souverain & ennemi de f Etat. Louis II, marcha contrelui; mais le Duc soutenu parles Grecs, se défendit avec tant de vigueur,

Me les armes impériales ne purent le réduire (1).

Cette guerre se soutenoit de part & d’autre avec îa plus grande chaleur, Louis ulorsque la mort mit fin au Pontificat d’Adrien, & ce fut une perte très-sensi- recmctiieble pour l’Empereur; car Jean VIII, qui fut élevé h la Papauté , étoit a ^ s ‘ ev ^àroitement lié avec le Duc de Benevent; de maniéré que l’Ëmpereur qui g 7 c.d ailleurs n’avoit eu jusqu’alors aucun avantage fur lui, fut obligé, de lui par-donner h la priere du nouveau Pontife. . .

La guerre de Benevent terminée, à la vérité moins glorieusement'que cel- Sa mortle des Sarrazins, Louis vécut paisiblement encore pendant quelques années, •' { ^ e car8î *

& mourut fans laisser d’enfans mâles, après un régné d’environ 20 années.

Ses vertus le firent respecter de ses sujets-& même des Puissances étrangères;à valeur le rendit formidable à ses ennemis; il avoit toutes les qualités qu?forment les grands généraux, & cependant il eutasièz de modération pour dé-daigner la gloire des conquêtes, à laquelle il préféra celle de défendre fes iétats. Ce-qui prouve que Louis II fut en effet un Monarque crès-reípect-a-Lle font les éloges que plusieurs souverains Pontifes lui ont donné. II eít :vraisemblable au reste, qu’ils Poussent moins loué, s’il leur eût témoignémoins de déférence, & s’il se fût plus fortement opposé aux droits qu’íls pre-tendoient avoir de disposer de la couronne impériale & des sceptres des Sou-verains (a)..

SECTION. III»

Hijïoire d?Allemagne, depuis le regnede Charles-k Chauve, en S f 6 -,-jusqu à la fin du Régné de Henri II en 1024.

Ï e partage imprudent fait par Louis îe Débonnaire avoit été la première épo-^ que de raffòiblisiement dè l’Empire: ce qu’il avoit perdu de fa puiíîàncesous ce Monarque il ne l’avoitpu recouvrer fous Lothaire, & malgré fa va-Ì6u r & f a vigilance Louis II n’avoit pu la lui rendre. Mais il n’étoit réservéSu'êi Charles le Chauve d’avilir h gloire de l’Empire par les moyens honteux"dont il ne rougit point de fe servir pour l’emporter fur Louis le Germanique,soccefieur naturel du dernier Empereur. En effet, à peine Louis II fut more^ le Pape Jean VIII, ambitieux d’acquérir au S. Siège le droit de créer lest

’O) Fleuri. Hiji. Eccl. Tom. II. L. 52. (2) Annal. Bert. Fuld. L75. Mttsns. -g?ï‘ -

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