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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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SUITE VU LIVRE XXV. Ch. I. Sect. I. 9c

tniere fois son sein sous leurs mains laborieuses. II paroît que .cest àcette colonie que la Bohême doit son nom, que ses historiens veulentfaire dériver du mot Boy t qui, dans lidiome Esclavon , signifie Com-bats (1) ; défendus par des montagnes inaccessibles & sur-tout par leurpauvreté, les Boyens ne redoutoient plus rien de la méchanceté des hom-mes; oubliés du reste du monde, ils oublìoient leurs malheurs: mais lesQuades & les Marcomans, conduits par Marobodus, troublèrent bientôt-leur tranquillité; chassés par ces brigands, ils allerent vers les bords duDanube, chercher dans le Norique une autre patrie ; cest cette contréequon appelle aujourdhui Bavière (2). Mgrobodus étendit son empireau delà des frontières de la Bohême, & se rendit si redoutable, que lesRomains recherchèrent son alliance : ses successeurs, plus avides & plusimprudens, se jetteront sur les terres delEmpire, dont la faiblesse en-hardissoit leur perfidie ; mais il retrouva ses forces pour châtier ces bri-gands; ils furent presque entierement détruits : les débris de cette na-tion ap'pellerent à leur secours les Vandales, peuples qui, sortis des hu-mides bords des Palus Mœotides , dirigeoient leur marche vers la Sar-matie Européenne; ils erroient fur les bords de la Vistule, les Marco--mans les invitèrent à venir habiter cette contrée dépeuplée par les Ro-mains: une partie des Vandales se fixa sur les bords de.lElbe-; & le resteaétablit entre la Vistule & la mer Baltique. Une terre prodigue pourle cultivateur , mais stérile pour des habitans oisifs, ne pouvoit êtrelongtemps habitée par des barbares, dont la farouche indolence préfé-roit les travaux momentanés de la guerre, aux travaux constans de la-griculmre; ils passeront le Danube (3) , ravagèrent lAllemagne & laGaule, & porterent la désolation ôc la mort jusquaux Colonmes dHercule.

Tel écoit létat de la Bohême, lorsque Czech sen empara (4). Lech neresta pas longtemps auprès de lui ; soit que cette contrée ne lui parûtpas assez vaste pour suffire à la subsistance dun peuple si nombreux,soit que le titre de fondateur flattât aussi son ambition, il quitta son fre-re, & savança à la tête dun essaim de Slaves jusques fur les bords de laVistule; après avoir contemplé avec horreur les forêts & les montagnesde la Bohême, il promena enfin ses regards satisfaits fur une plaine im-mense, riante, féconde, & entrecoupée détangs & de marais (5). IIse fixa dans cette contrée, à laquelle il donna le nom de Pôle , qui,dans le langage Esclavon, signifie Plaine. Tandis que ce Princeposoitles fondements de la ville de Gnesne, Czech sefforçoic de rassemblerses colons épars & de polir leurs mœurs : les Bohémiens, ainsi que tousles peuples Nomades , paffoient leur vie dans des chariots, espece demaisons ambulantes qui renfermoient des familles entieres ; ils ne con-noissoient dautres richesses que leurs troupeaux ; du fromage & du gi>

CO Respublic. Bojem. Cap. IV. _ (2) Id. ïbid. (z) Jtrmnd. de rcb. Get,

( 4 ) Les Historiens ne font point daccord fur le temps Czech & Lech commen-cèrent à régner, lun en Bohême & lautre en Pologne: l'opinion la plus probable est,que ce f ut vers le milieu du sixième siede. Vtd. Dubrav . Hist. Bojem, lib. J. Urne.

cum m prœmio. - Ber n. Vapov. Sc.... (5) Martin, Grmtr. U b, t. Cap, XIII. -,

Du Gloss. Neugebamr. lib, I,

Hifl. deBohême,550-105 j,

Ils enchassés.

Etablisss-ment desVandales&lenr émitgration.

Les deuxfret es se sé-parent.

. Jnnèe 55®.

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Mœurs desanciens B»,hêmiens.

M 2