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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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SUITE DU LIVRE XXV. Ch. I. Sect. L ioi

«áique, & saccordoit peu avec lhumiiité tant prêchée, L si peu observée{ 1 . àtpar les prêtres: quoiquil en soit, Borivorius fut chassé: on élut Stoy- Bohême,mir, mais on sen lassa bientôt & Borivorius triomphant revint Chré- 552-1055.tien dans ses Etats, son exemple fit déserter les temples des faux

dieux ; la révolution fut prompte, & causa moins de persécutions quedans les autres Etats, elle «'opéra: on bâtit des églises; on établitdes écoles de théologie ; enfin il resta peu de monumens de lancienculte. Borivorius eut deux fils Spitignée & Wratislas: une mort préma- ec<5»turée enleva le premier peu après que son pere avoit abdiqué le gouver-nement en sa faveur, & Wratislas monta fur le trône de Bohême; ilsecourut les Moraves contre les Hongrois, quil força de fe retirer &donna le jour à deux Princes Wenceílas & Boleslas; lun vertueux, bien-faisant, modeste, disciple fidele de íEvangile; lautre altier, ambitieux,féroce: celui-ci retourna au culte des idoles;, il rejetta une Religion quimettoic un frein à ses passions ; car il ny avoit point alors de Christia-nisme sans vertu; la Morale Evangélique regnoit dans toute fa pureté,aucun commentaire n'en avoit altéré le texte sacré ; on ne connois-soit point daccommodemens avec le Ciel, & on ignoroit sart daccor-der les préceptes de la loi Divine, avec lambition, lavarìce, la haine& lorgueil. Le barbare Boleslas assassina son frere de fa propre main: SZ8»

la Reine Drahomira , mere tendre & aveugle pour ce tyran , marâtre& féroce pour Wenceslas, complice de cette horrible perfidie, & pluscoupable que lassassin même, puisquenfin elle étoit mere , fut ense-velie toute vivante dans le sein de la terre qui sentrouvrit sous ses pas;mais son fils jouit du fruit de son crime: il étoit brave, qualité qui nestpas incompatible avec la scélératesse: il soutint contre lEmpereur Othonune guerre qui dura quatorze ans. La victoire passa successivement d'unparti à lautre, & quoique savantage parût égal, Boleslas fatigué de lavie quon mene dans les camps, acheta lâchement un repos ignominieux,en rendant la Bohême à jamais tributaire de lEmpire il mourut: en 967 &ne laissa que deux fils & une fille: le premier sappelloit Strachyauas & futecclésiastique, le second porta le nom & la couronne de son pere, & laPrincesse se nommoit Milada. Aucun de ces enfans ne ressembla à Bo-leslas; si ce Prince sétoit livré à des excès sacrilèges, ceux-ci passèrentles bornes d'une piété bien entendue. Boleslas le bon épuisa le trésor pu-blic à bâtir des églises, lorsque la Bohême navoit encore que peu devilles & de bourgades : son frere revêtu dun froc erra de monastèresen monastères, & Milada passa fa vie à gouverner un couvent de filles ;tous trois enfin crurent travailler au salut de leurs âmes en négligeantcelui de lEtat. Boleslas, après un régné de trente deux ans, laissabeaucoup de monumens de fa dévotion, & nen laìssa.aucun de ía gran-deur, ni de fa sagesse.

Boleslas III neut pas le temps de se livrer au goût que son pere luiavoit inspiré pour ces pieuses occupations. Miceslas Duc de Pologne nelui en laissa pas le loisir, ce Prince ambitieux fit une irruption dans ses 99DEtats, n est difficile d ! accorder ici les historiens Polonois & les anna-listes Bohémiens, chacun deux rejette fur les ennemis de fa patrie fin-

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