Sect. II.Hist. de
Baviere&c.
1181-1600
..Abdicationde Guillau-me.
1595.
Sect. m.Hift. deBaviere&c.1600 à nosjours.
Educationde Maximi-Hen.
202 HISTOIRE DE BAVIERE, &c.
rut en 1576 & eut pour successeur son second fils Louis surnommé le faci-le, qui chassa les Calvinistes de ses états.& rétablit le Luthéranisme. Detous ses fils il n’y eut que Frédéric IV dit le íincere, qui lui survécut &succéda sous la tutelle de Jean Casimir son oncle; il embrassa & rétablitle Calvinisme lorsqu’il parvint en âge.
Nous ne parlerons point de la guerre de Cologne rapportée ailleurs,ni des amours du célébré Gebhard, qui préféra fa chere Agnès de Mans-feld, à la pourpre & à l’Electorat. Nous observerons feulement, que lamaison de Bavière sçut fi bien se conduire, que l’Eleólorat de Colognelui devint, pour ainsi dire, héréditaire. Ferdinand fut chef de la Bran-che de Wartenberg, mais en se mariant, il signa un traité conforme auxvues politiques d’Albert: il reconnoissoit que ses fils ne pourroient pren-dre que le titre de Comtes, & qu’ils n’auroient aucun droit fur la Ba-vière tant que la branche aînée ne feroit pas éteinte. Guillaume aprèsavoir fait des pèlerinages à Lorette, à Rome, après avoir fait de richesprésens aux églises, abdiqua en faveur de Maximilien son fils, quivenoit d’épouser Elisabeth de Lorraine. Thomas Blanc ne balance pointà comparer Guillaume à Charles Quint ; l’un & sature abdiquèrent ; l’un& l'autre passerent le reste de leurs jours dans le silence d’un monastère.Voilà fans doute des traits de ressemblance ; mais Charles gouverna unepartie de l’Europe & fit trembler l’autre : Guillaume eut beaucoup depeine à gouverner son Duché, & ne fit trembler personne: le MonarqueAutrichien eut pour ennemis les plus grands Princes de l’Europe; Guil-laume n’eut à combattre que quelques Docteurs Luthériens: Charles nefut gouverné que par 1 ai-même, Guillaume le fut par le Clergé; enfinleur parité dans leur retraite semble plus humiliante pour l'Empereur,que glorieuse pour le Duc.
SECTION III.'
Histoire àe Bavière depuis le Régné du Duc Maximilien jusqu*à nos jours.
M aximilien fit bientôt oublier son pere: aussi pieux que lui il a voieplus de vivacité dans l’esprit, plus de fermeté dans le caractère ;son éducation avoit été confiée à Wencesias Petreus, un des plus fça-vans hommes de son siecle: bien différent de ces vils instituteurs qui sontles courtisans de leur éleve , & dont la perfide indulgence caresse sespassions le sag e Petreus fut en effet le maître du Prince qui devoit êtreun jour'le sien ; il lui fit faire une étude profonde du droit public &des intérêts des Princes, lui inspira le goûc des arts, l’amour de la paix,& cependant lui donna les premiers principes de la guerre ; il le mitenfin en état d’être à lui-même & son Ministre & son Général, & degouverner dans un âge où l'on est , tout au plus, capable de l’être.La Bavière lui sembloit un théâtre trop resserré pour fa gloire, il r'in-