Sect. I.Jlijl. deBrandenbourg, jus-r)ucsaui7 c .-ítecle.
Jean I.
H 99.
Joachim I.1532.
JoachimU.
1539 .
IS69-
I 5 ?r-
1598.
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i'ïòdenc.
n? HISTOIRE DE BRANDENBOURG.
Albert l’Achille distingué par fa prudence & fa valeur avoit 57 ans lors-qu’il parvint à la régence : huit victoires remportées fur les Nurember-geois qui s’étoient révoltés ,1’avoient illustré autant que les services qu’ilavoit rendus à l’Empire, qu’il gouvernoit par la confiance entiers qu’avoiten lui l’Empereur Frédéric 111 . 11 réunit les possessions de Franconie à l'E-lectorat, fit un traité de confra terni té en 1473 avec les maisons de Saxe& de Hesse, & à l’exemple de son frere, abdiqua trois ans après, en1476, l’Electorat en faveur de son fils Jean, dit k Cicéron.
Ce fut vraisemblablement à cause de son éloquence qu’on imagina dedonner le surnom de Cicéron à Jean: il ne reste aucune forte de monumentde son éloquence ; mais on fçait qu’il soutint plusieurs guerres, qu’il mouruten 1499, laillant deux fils, Joachim qui lui succéda à l’Electorat & Albertqui devint Electeur de Mayence & Archevêque de Magdebourg. Joachimn’avoit que seize ans lorsqu’il devint Electeur : il est rare qu’à cet âge onmérite d’être surnommé Nestor ; il réunit le Comté de Ruppin à la Mar-che & mourut en 1532. Joachim II son fils lui succéda, embrassa leLuthéranisme en 1539 & fut imité par ses courtisans. L’Evêque deBrandenbourg suivit le même exemple; enforte que parla communionsous les deux efpeces, Joachim II acquit les Evêchés de Brandenbourg,de Havelberg & de Lebufs, qu’il incorpora à la Marche ; mais quoiqueLuthérien zélé, il ne voulut point entrer dans le traité d’union que lesProtestans firent à Smalcalde ; &, tandisque la guerre & le fanatisme dé fu-ioient l’Allemagne, il maintint la tranquillité dans l’Electorat. II refusaégalement de se conformer à Y Intérim que l’Empereur avoit fait publier,& ne laissa cependant point d’être chargé avec l’Electeur de Saxe de met-tre le siégé devant Magdenbourg, qui ne se rendit qu’après une résistancede quatorze mois. II fit bâtir la forteresse de Spandau, tandisque leMarcgrave Jean son frere fit travailler aux ouvrages de Custrin ; maisce qui valoit mieux que la construction d’une forteresse, fut le droit queJoachim obtint en 1569 de son beau frere Sigismond-Auguste, Roi dePologne, de succéder à Albert Frédéric de Brandenbourg, Duc de Prus-se, au cas qu’il mourût fans héritiers. Ce Prince régna paisiblement, ftzfit aimer par fa douceur, mourut en 157-1, & l’Electorat passa à JeanGeorge son fils qui hérita de la Nouvelle Marche de son oncle, le Marc-grave Jean. Voilà à-peu-pròs tout ce que fit de considérable cet Electeurqui mourut en 1598.
Joachim Frédéric, successeur de Jean George, avoit 52 ans lorsqu’ilparvint à l’Electorat; jusqu’alors il avoit joui des Evêchés de Magden-bourg, de Havelberg & de Lebufs, & il se démit de celui de Magden-bourg en faveur d’un de ses fils nommé Christian Guillaume : il donnaaussi le Duché de Jœgerndorff auquel il avoit succédé, à un autre de sesfils nommé Jean George. On remarque comme une chose qui fait beau-coup d’honneur à la profonde sagesse de Joachim Frédéric, qu’il fut lepremier qui établit un Conseil d’État; ce qui suppose avant ce Princeune bien mauvaise administration. Ce fut encore lui qui fonda le CollegedeJoachimsthal,dans lequel cent vingt jeunes gens sont élevés, nourris,entretenus & instruits dans les Belles-Lettres. Dans la fuite le GrandEfecteur transféra ce College à Berlin. Ce bon Prince, aimé de ses sujets