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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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Sect. II.Hi/î lisBranden-bourg,jusques au17e. siecle.

II se décla-re te défen-seur desHollan-de is,

16 72.

Il veutcombattreTurenneU en estempêché.

i 9 é HISTOIRE de brandenbourg.

pendant que lElecteur se signaloit par trait de générosité, les Hollan-dois élurent Stadhouder Guillaume Prince dOrange. LElecteur, parent Stadhouder, sempressa de le secourir; il marcha, résolu de périr ou dele délivrer, voulut combattre Turenne & en fut empêché par Montecu-culli; il obligea cependant Turenne de repasser le Rhin & par harassales Hollandois de trente mille ennemis. Toutes fois íi lElecteur ne putparvenir à vaincre le grand Turenne par les armes, il le surprit du moinspar fa générosité. Un scélérat François, nommé Villeneuve, qui étoit dansle camp du Général François, offrit à lElecteur d'assassiner ce grandhomme ; Frédéric Guillaume eut horreur de ce crime & se hâta davertirTurenne de se garder de ce traître. Cependant les secours que lElec-teur avoit fournis aux Hollandois, lui avóient été funestes; ses troupes11étoient point payées par la Hollande qui sétoit chargée de leur solde.I,es François sétoient emparés des Provinces quil possédoit en West-phalie; il nétoit pas possible quil lutta seul contre une Puissance aussisupérieure : il fit son accommodement avec la France, qui lui rendit toutesfés Pfovin.çes, les villes de Rees & de Wefel seules exceptées; les Fran-çois devant les garder jufquàce que la paix avec la Hollande fut conclue»De nouveaux événemens ne permirent point à lElecteur dêtre long-tems en paix avec la France : on sçait que pour se venger de la perte deses conquêtes en Hollande, Louis envoya dans le Palatinat Turenne à latête dune armée qui y commit des ravages affreux: à lénormité de cesexcès, lEmpereur sortit enfin de sa léthargie, &, pour fecò'ui'ir ìEm-pire, rompit avec France. Frédéric Guillaume obligé de faire causecommune avec lEmpire, lui fournit un secours de seize mille hommes ;les Alliés , ne furent dabord rien moins quheùreux; le Prince dOrangefut battu à Sénés par le Prince de Condé; Turenne remporta succes-sivement 'trois victoires éclatantes, lune à Philipsbourg fur le vieux Ca-prara, lautre à Sintzheim fur le Duc de Lorraine & la troisième à Iioltz-heim fur les Impériaux commandés par Bournonville. LElecteur joignitce dernier peu après fa défaite, malgré laquelle larmée étoit encore, aumoyen des Brandenbourgeois, forte de plus de cinquante mille hommes ;mais envain Frédéric Guillaume pressa Bournonville de lui laisser com-battre Turenne, soit que la supériorité de cet illustre Général lui inspi-rât trop de frayeur, soit quil ne fit que suivre les ordres quil avoitreçus, jamais Bournonville ne voulut consentir à attaquer les François;auxquels il laissa tems de porter aux Alliés les coups les plus dange-reux; ce qui nauroit pas été, si du moins Bournonville eût déféré auxsages conseils de Frédéric Guillaume, qui vouloir quon resserrât lés quar-tiers, que le Général de lEmpire laissoit'éparpillés, dans la confiance oíiil étoit que les François sétant retirés, ses troupes navoient rien àcraindre. Sa confiance fut trompée: lactif & vigilant Turenne pénétradans les quartiers des Impériaux, fit prisonnier un Régiment Branden-bourgeois, battit Bournonville, qui f e joignit précipitamment à lElec-teur qui avoit assemblé ses troupes à Colmar. Turenne fe présenta pres-quau même instant. LElecteur posté dans un terrein Terré , pris enflanc par les François, contrarié pal- Bournonville, décampe pendant 1 ®nuit, repasse le Rhin à Strasbourg & va prendre fés quartiers en FM-