Hvst. dala Maisonde Brunswic & del’Electoratde Hano-ver.
II est misau Ban 4 el'Empire.
Henri leLion.IlZS.
S’.ratagctnede la Du-ché [se sonépoiíse pourte sauverries mainsde l’Empe-reur?
Orig : nede r Gud-phes &des Gibel-lins.
II fauv: la■vie à V Em-pereur Bar-der oujse.
296 HISTOIRE DE BRUNSWlC,&c.
obliger Henri à renoncer au premier, ou en cas de refus le dépouillerde l’un & de f autre. Ces raisons, ou ce qui paroît plus probable, lajalousie sur le pouvoir de Henri, firent consentir les Princes aux proposi-tions de Conrad. Henri refusa de faire le sacrifice qu’on exigeoit, &fut mis d’une commune voix au Ban de l’Empire. L’Empereur disposade ses Etats en faveur de son frere Léopold, Marchgrave d’Autriche &d’Albert, surnommé l’Ours, de la maison d’Anhalt : en un mot,la vie deHenri le superbe fut un mélange bisarre de succès & d’infortunes, & ilfut empoisonné à sage de 40 ans à Quedlinbourg, où Conrad savoit in-vité pour y régler les conditions de la paix. -
Son fils Henri le Lion étoit encore mineur, lorsque ce coup funestearriva. Guelphe VII son oncle le prit sous fa tutelle, lui conserva laSaxe & mit en œuvre tout çe qu’on pouvoit attendre d’un sage Politique& d’un habile Général pour lui faire rendre la Bavière. Obligé de céderaux forces supérieures de l’Empereur Conrad, il se retira avec sa petitearmée dans la ville de Weinsberg en Souabe. 11 se vît bientôt forcé dela rendre. L’Empereur avoit donné sa parole, qu’il p aster oi t avec sestroupes à travers farinée Impériale ; mais la Duchesse soupçonnant quel-que mauvais dessein fous ces apparences de générosité, envoya deman-der à l’Empercur un passeport pour elle, pour ses Dames & pour tou-tes les femmes qui le trouvoient dans la place, avec permission d’en sor-tir sans risque & d’être conduites en lieu de sûreté avec ce que chacuned’elles pourroit emporter. L’Empereur y consentit, & croyant que laDuchesse n’avoit demandé cette permission pour elle & pour fa fuite quepour emporter leurs bijoux, leur or & leur argent, il ne fut pas peusurpris de les voir porter, courbées sous le fardeau, leurs maris furleurs épaules, & de les entendre dire comme elles passoient par le.camp, que c’étoit là le véritable trésor & les seuls joyaux qu’elles sou-haitoient de sauver. C’est vers çe tems que l’on place l’origine des fac-tions des Guelphes & des Gibellins. (1)
Henri le Lion mit en usage ses talens supérieurs, pour se faire rendrela Bavière. La mort de l’Empercur Conrad, ennemi de sa famille, & l’é-jévation de Frédéric surnommé Barberoulle au trône Impérial, le dis-pensèrent de recourir aux armes pour y réussir. Ayant accompagné lenouvel Empereur en Italie, où il lui rendit des services considérables, &kii sauva la vie dans un tumulte public au péril de la sienne, il s’attirason amitié & recouvra peu de tems après la Bavière. Cet événementfortuné fut suivi dc plusieurs autres: le dernier Comte de Lawenrode
étant
(1) L’Empereur Conrad naquit à Waiblingen en Souabe, d’oîi fa famille Sc ses parti-sans reçurent le nom de IVuiblingi , que les Italiens changèrent en GibelUni-, cette dis-tir ction n’eut d’abord lieu qu’en Allemagne ; mais bientôt l’Italie se divisa en deuxfactions. Ceux qui étoient du parti de I Empereur s’appelloient Gibellins & ceux quiadhéroient au Pape reçurent le nom de Guelphes. L’AIlemagne fut partagée entrs cesdeux factions pendant plus de cent ans , &,ce ne fut qu’après le long interrègne que cettedivision cessa St avec elle les noms qui désignoienc les deux parties. L'Italie fut le pays,ou ces factions produisoient les plus fâcheux effetsq& quoique la flamme y fut de tem.sen tems amortie, elle continua dans ce pays près de 400 ans, & ne futentierementéteinte qu’au tems de l’Empereur Charles V<