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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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SUITE DU LIVRE XXV. Ch. VI. Sect. II. 3 i 3

ques villes Helvétiques ne balancèrent point à le déclarer conservateur llìsioinde leur patrie, ignorant quun protecteur puissant devient bientôt un d Au -oppresseur, & quun peuple libre ne doit confier quà lufmême le soin cricl12 *de fa défense. Lamour Sc la fortune ne le servirent pas moins que ses » r r r - ( }talens; Anne son épouse Sc la mort de Hartmau son cousin lui appor -deRodoUterent le Comté dOrtenberg, la Vallée dAIbrecht en Alsace, A les^í deComtés de Kybourg, de Lentzbourg L de Bade : enfin cet Ottocare, â-r-r-Roi de Bohême, dont il devoit triompher depuis, crut fhonorer en lur 0 "^'conférant la dignité de Grand Maître de son hôtel, & le Chef de laMaison dAutriche exerça avec orgueil les fonctions de simple officierdans ce palais fes defcendans dévoient régner un jour.

On se rappelle linterregne orageux qui suivit la mort de Richard deCornouaille, le choc des cabales, le domaine Sc les droits de la Cou-ronne Impériale devenus la proie de plusieurs Princes, qui vouloient se m .

partager lEmpire, avant délire un Empereur; on ne songea sérieuse- ir?z.ment à en proclamer un, que lorsque certe dignité ne fut plus quunnom respectable, qui donnoìt quelquautorité, peu de richesses & pointde domaines. On loffric dabord à Prémiílas Ottocare, qui la dédaigna:enfin Vernier, Electeur de Mayence, rappella au souvenir des Etatsassemblés les succès de Rodolphe dans la guerre, les sages institutionsqui avoient signalé son gouvernement dans la paix, lamitié docile &fidele que les Helvétiens lui avoient jurée, Sc leur fit sentir que la di-gnité dEmpereur étant désormais dénuée de touc ce qui aidoic à ensoutenir léelat, on ne pouvoit loffrir quà un Prince assez riche parlui-même, pour navoir pas besoin, dans cet auguste rang, des revenusquon avoir envahis. Ce fut par ces motifs quil réunit les suffrages en // p ar .faveur de Rodolphe, Sc non point en leur racontant que ce Prince vient àavoir fait monter un curé fur son cheval Sc savoir suivi à pied ; comme l'Empir.e.3a prétendu sauteur de la Chronique de Colmar. Cette action, loua-ble en elle-même, pouvoit lui mériter une couronne dans le ciel; maispour en porter une fur la terre, il faut dautres qualités. Son électionfut confirmée par Grégoire X, à qui il promit de se faire couronner enItalie, & de porter la guerre chez les Sarrasins; promesses quil oublia,dès quil fut reconnu par toute s Allemagne. Les Electeurs de Saxe &de Brandebourg briguèrent lhonneur de devenir fes gendres: fortifiépar ces alliances, il brava les menaces du Pape, laissa les Sarrasins enpaix, différa son voyage dItalie, & ne s'occupa que de la défense delEmpire & de laggrandissement de sa famille. Prémislas Ottocare n'a-voit pas vu fans inquiétude un de ses officiers placé fur le premier trônedu monde, Sc devenu, sinon son maître, au moins son égal. II con-noissoit les talens de Rodolphe & son insatiable ambition : il se repentitsans doute en ce moment de la réponse plus ridicule que fiers quilavoir faite aux députés des Electeurs qui lui offroient la Couronne. IIest inutile de retracer ici les démêlés de ces deux Princes,, lhumiliationd'Ottocare, son ressentiment, sa défaite Sc sa mort (i).

CO Voyez ci.devant IHist, de Bohème.Pag. US> & à'r.Tome XLL R r