SUITE DU LIVRE XXV. Ce. VI. Sect. II. z r?
perpétuer la branche Autrichienne: elle s’éteignit avec lui; celle de HistoireTirol descendoit de Léopold le bon. Jamais Prince ne fut plus profond d’.Au-dans Tare de profiter des circonstances pour aggrandir ses domaines ; triche>il acheta Fribourg du Comte Egon: Albert de Wardenberg lui céda le 'Comté de Pludentz; il eut Feldicirchen de Rodolphe Comte de Mont-fort ; l’Evêque de Bâle lui remit en otage le petit Bâle ; !a Prévôtéde Iíaguenau lui fut engagée par l’Empereur Wenceslas; les Vénitienslui abandonnèrent Trévife, Beluno, Séravalle, Cénada; mais aussimalheureux dans la guerre, qu’heureux dans les négociations, il péritles armes à la main contre les Suisses. Guillaume son fils justifia parses prétentions, mais non par ses succès, le surnom à'ambitieux qu’onlui donna; il mourut sans postérité, & fa succession fut partagée entre 1400.ses freres Léopold, Ernest & Frédéric. Le premier eut en partage Partagela Suabe, le Burgaw, l’Alsace, le Brisgaw, & l’Ergavv. La Stirie, à-vs.la Carinthie, la Carniole, échurent au second. Pour "Frédéric surnom-mé à la poche vuide, on ne lui laissa que le Tirol. Léopold étant mort fans Apostérité les maisons d’Ernest & de Frédéric formèrent deux branches ; c be.la premisre prit son nom de la Stirie ; la seconde conserva celuide Tirol.
Frédéric l’ancien attaqué par les Suisses, persécuté par l’Empereur,trahi par ses sujets, peu secouru par sa famille se vit enlever une partiede ses Etats; il répara foiblement ces pertes, par la conquête de quel-ques’terres qu’il confisqua sur ses Vassaux. Après fa mort, Sigismond sonfils íe mit en possession de scs Etats; il obtint de plus la Haute Carin-thie. L’Empereur Frédéric III régna fur la Basse Autriche ; ies bordsde l’Ens échurent à Albert son frere, & Vienne fut partagée entre ces •deux Princes. La Branche du Tirol s’éceignit à la mort de Sigismond ,qui n’ayant point d’enfans, avoic adopté Maximilien, fils de l'LmMreurFrédéric le pacifique, que l'on croit avoir érigé en Archiduché le paysd’Autriche. Ainsi la branche de Stirie succéda seule à tant d’états.
Albert le Prodigue, fils d’Ernest de fer , n’avoit point laissé de posté-rité ; l’Autriche soulevée par Mathias Roi de Hongrie, secoua le jougde Frédéric; mais il acquit les Comtés de Gors, celui de Cilley, &rentra dans Ja plupart des places qui avouent été engagées par ses ayeux.
Son fils avoir été reconnu Roi des Romains, & lui succéda à f Empire, rOAcomme à ses Etats Héréditaires.
La Maison, d’Autriche n’avoic point encore détourné ses yeux desmontagnes Helvétiques. Quoique la liberté des Suisses parût aussiinébranlable que les rochers qu’ils habitent, Maximilien qui venoit dereconquérir l’Autriche, sc flatta qu’il rentreroit de même dans une con-trée qui avoir été le berceau de fa maison ; mais cette tentative impru-dente lui coûta le Turgaw, Bâle & Schafhause; peu s’en fallut que i 5 i^Constance ne suivît l'exemple de ces deux dernieres villes & nes’ín-corporât dans la ligue Helvétique. Ce Prince fit alliance avec LouisXII, laissa à ce Prince les périls de la guerre contre les Vénitiens &en recueillie le fruit: mais il ne sçut pas le conserver, & de tant de con?
Rr z