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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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zs8 HISTOIRE DE IIESSE, &e.

Sf,ct. t. Pendant cette contestation, Sophie, le Duc de Brabant son époux &Histoire Henri leur fils, âgé de trois ans, étoient venus prendre possession de laHesse ; & les Etats du pays.avoient unanimement reconnu le jeune Hen*,U 1509. ri pour seul & légitime héritier & Seigneur de la Hesse. Les Etats de

-- Thuringe le reconnurent également pour légitime héritier & Seigneur

Henri I. st es biens allodiaux de fa maison. Ainsi tout étoit tranquille pour le nou-veau possesseur de la Hesse, tandis que Henri lillustre & le ComtedAnhalt se faisoient une guerre cruelle, qui fut terminée à lavantagede Henri: vainqueur de son rival, il fut unanimément reconnu Land-Mort'de ^rave de Thuringe. Cependant le Duc de Brabant mourut, & SophieÍPT f- qui ne gouvernoit quau nom de son fils en bas âge, environnée den-son fils nemis recourut à Henri lillustre & lui recommanda les intérêts de sonHenri I. fils, lui supposant que de très bonnes intentions. La confiance delui suc- Sophie fut telle quelle ne balança point à confier la tutelle de son jeunee uLanl fils à Henri de Misnie; celui-ci sen chargea & administra les affairesgravita de de la Hesse avec la plus grande autorité. II y eut une contestation trèsHesse, violente entre lui & l'Archevêque de Mayence au sujet de quelques1250. g e f s va cans, que le Prélat prétendoit avoir le droit de réunir aux do-maines de lEglise. Henri lillustre & la Duchesse refusèrent de s'endésaisir: T Archevêque les excommunia; mais le Pape négocia entre euxun accommodement, & cette affaire neut point de suites.

La Hesse étoit paisible ; elle reconnoiffoit pour son maître le fils dela Duchesse de Brabant, & se laissoit tranquillement gouverner par Hen*Henri ri lillustre, tuteur de ce jeune Prince. Mais ce tuteur se lassa dad*lillustre, m i n ist rer pour autrui ces pays dont il pouvoit lui-même se rendre maî*Terne U £ re, & dont la possession ne lui couteroit quun crime, une perfidieHenri, atroce & une invasion. Les circonstances loi parurent favorables &f orme le elles l'étoient en effet; la Duchesse obligée daller en Brabant, avoitdessein de avant q ue fie partir, laissé une autorité absolue à Henri fie Misnie. IIsoiipu- ir ne balança plus & commença par se mettre en possession pour lui mêmepille. de la partie de la Thuringe dévolue à son pupille à titre de bien allo-dial, & lorsque la Duchesse fut de retour, il refusa obstinément de larendre (1).

Albert de Sophie indignement trahie par Pallié en qui elle avoit le plus de con-fiance, implora le secours dAlbert de Brunswic, guerrier brave & ex-déclareen périmenté, qui sétant uni avec elle par une double alliance, porta d'abordfaveur ses armes dans le Landgraviac de Thuringe quil désola & passa ensuitedu jeune dans la Misnie il mit tout à féu & à sang. Mais tandis quAlbertPrince, fifisoloit les possessions de son ennemi, ses propres Etats étoient ravagéspar f Archevêque de Mayence, qui venoit de satlier avec Henri sillustre:ce Prélat sétoit mis à la tête dun corps nombreux de brigands & avoitété ravager Gottingue & ses environs. Lexpédition du Prêtre ne futheureuse que dans le commencement, car il fut pris par un OfficierdAlbert, conduit à Brunswick & mis en prison ,d il ne sortit qu'après1256. avQ j r p a y e ' une très riche rançon. La fortune qui paroissoit sêtre déclarée

pour

CO Hiltor. Lnndgr. Thuring. C. 36.