334 HISTOIRE DE HESSE, &c.
Sect. I. par tout où iis porterent leurs armes, des ravages horribles; mais íeHistoire, courage & ia constance d’Herman prévalurent; cette ligue fi redoutabletí ui H u 4 le * ditiipa : le calme fut rétabli. La Noblesse Hessoife, tojjours re.3 isoy. muante & séditieuse, se révolta de nouveau : elle fut réprimée encore,- & , contrainte de se soumettre, elle n’ofa plus remuer. Pendant queLeLand } e Landgrave mettoit tous ses foins à réparer les ravages que la Hessegrave avo j t éprouvées dans ces cruelles divisions, régisse deMayence étoit dé-noMeJ]e a éhirée par deux faítions, qui foutenoient chacune avec chaleur celui qu’el-Hepise les destinoient au trône Electoral. Herman s’étoit déclaré contre Adol-qui avoit phe,l'un des deux concurrens,& Adolphe fut mis en possestion de ì’Ar-l r^sî m ' chevêche. II ne tarda point à donner au Landgrave des preuves de fortrévolte. ** ressentiment; il lui fit une guerre très violente & l’excommunia: la•Guerre Hesse voyoit à peine la fin de ces cruelles hostilités, qu’elle fut de nou-entre le veau troublée par une société de Nobles, Hessois & des pays voisins, qui,Landgra- f e réunissant, porterent le fer & la flamme, le brigandage & la dé-¥ Ante. ssàion, de contrée en contrée. Ces ligues, ces confédérations & cesvêque de horreurs étoient fort communes dans ce siecle d’ignorance & de cri-Mayence. mes. Le Chef de l’Empire eût pu s’opposer avec fruit à ces associa-j 382. tions ; mais le trône Impérial étoit occupé ou plutôt déshonoré par Wen-ceílas; fa conduite fut telle que les trois Electeurs Ecclésiastiques, jointsau Palatin, fongeoient à le déposer & à lui substituer Frédéric de Bruns-wick; mais Frédéric traversant la Hesse, fut tué par un Comte de Wal-deck,son ênnemi personnel. Les Ducs de Brunswick déclarèrent la guer-re, au meurtrier; & Herman, dont le territoire; avoit été violé par cet1400. assassinat, se joignit aux vengeurs de Frédéric: l’Archevêque deMa-yence qu’on accusoit hautement d’avoir été finstigateur de ce crime,défendit l’assaffin, & alla porter en brigand la guerre sur les frontières dela Hesse. L’Electeur Palatin, Robert, parvenu à l’Empire, pacifial’AUemagne, mais ne put parvenir à arrêter les fureurs de f Archevêque,qui, peu de tems après, renouvella ses atroces hostilités, fous prétextede défendre la cause de Benoît XIII, qqi disputoic la Thiare à Gré-goire XII, soutenu par l'Empereur Robert & par Herman. Par malheurpour les Hessois, Robert mourut, & l’Archevêque ne fe contraignitplus dans les fureurs. Au milieu de ces troubles mourut Herman aussi.De Jeanne de Nassau Saarbruck il n’avoit point eu d’enfans ; mais deMarguerite, fille du Burgrave de Nuremberg Frédéric III, il laissa Louisqui succéda à son pere, Agnès qui épousa O thon le Borgne Duc deBrunswick, & Marguerite qui fut mariée à Henri, autre Prince dela Maison de Brunswick.
Louis Ile Louis n’avoit que onze ans; il étoit d’une santé très foibîe, LisPacifique. Duc. Henri de Brunswick-Lunebourg, époux de la sœur de Herman,HIA- s’étoit chargé de la tutelle du jeune Landgrave, du consentement desEtats de Hesse. Ces circonstances faisoient craindre pour le repos dece pays: cependant l’événement ne justifia point ces craintes. L’Ar-chevêque de Mayence, à qui l’autorité de J’Empereur Sigifmond enimposoit, remplit fidellement les conditions qui lui avoient été imposéespar le traité de paix que le Landgrave Herman avoit conclu aví c