SUITE DU LIVRE XXV. Ch. VII. Se ct. I. 335
iui quelques jour avant fa mort. Le schisme qui divisoit l’Eglise depuis Histoirefi longtemps fut enfin terminé. L*Archevêque de Mayence <& Louis deHesse,se liguèrent pour extirper les brigands & les rebelles. Ni les différends i ulqu ’ àqui s’éleverent entre l’Abbé de Ilirschfeld & les habitans de la ville de 15 ° 9 'ce nom protégés par le Landgrave, ni la guerre contre les Nuisîtes quicausa tant de maux à la Bohême, n’altérerent point le calme dont lesHessois jouiffoient. Les deux Maisons de Ne fie & de Misnie resser-rèrent les nœuds de leur union: Louis épousa Anne, fille de FrédéricMargrave de Misnie ; peu de tems après deux Prêtres suscitèrent une I432 .guerre fort vive. L’Abbé de Fulde avoitun Coadjuteur, & celui ciimpatient de n'être que le second de l’Abbaye, entreprit de chasser Le Lani-l’Abbé: ce dernier trouva un défenseur zélé dans le Landgrave: l’Ar* .
chevêque de Mayence défendit la cause très injuste du Coadjuteur, se J™*ligua avec l’Electeur de Cologne, l’Evêque de Paderborn, deux Com 'tionl'ahbétes de Nassau, ceux d’Isenbourg & de Wertheim ; mais cette supériorité de Fulde.de forces n’empêcha point le Landgrave de remporter une victoire com-piette fur les troupes de l’Archevêque & des confédérés, qu’i] obligeade demander la paix.
Jean III dernier mâle de la Maison de Brabant, dont celle de Hesse Droits deétoit la branche cadette,, étoit mort vers le milieu de siecle précédent, la Maison& contre les Loix de l’Empire Henri de fer avoit été injustement privé f e H'ìf 6de cette succession par Jeanne fille du dernier Duc, qui avoit épouséWenceílas Duc de Luxembourg, frere de l’Empereur Charles IV. Jean-ne étoit morte fans enfans, & pour la seconde fois la Maison de Liessefut privée de son droit, <St le Brabant donné à Marguerite autre fillede Jean III, mariée à un Comte de Flandres, duquel elle avoit eu unefille qui avoit épousé Philippe Duc de Bourgogne, frere de Charles V,
Roi de France : Philippe étoit puissant mais il n’avoit aucune forte dedroit fur le Brabant. Cependant fa puissance lui tint lieu de justice, &il fit consentir les Etats de Brabant à reconnoître pour leur Duc,
Antoine de Rhétel son second fils. Antoine eut pour successeurs deuxde ses fils qui moururent l’un après l’autre, & les Etats de Brabant sedonnerent à un fils de Jean, frere ainé du Duc Antoine. Ce fils futPhilippe le Ban, Duc de Bourgogne, qui en mourant transmit tous sesEtats au célébré Charles le Téméraire son fils. Marie, fille unique deCharles, fit passer ces mêmes Etats à la Maison d’Autriche par son ma-riage avec Maximilien I; de maniéré que d’époque en époque, le droittrès évident de la Maison de Heíïe fur le Brabant fut anéanti par lsforce, (r) Louis I connoissoit la justice de ses droits; mais quelqu’au-torifé qu’il fût à revendiquer, même par les armes, cet héritage de sesperes, il ne voulut point entreprendre une guerre à ce sujet, & remita ses successeurs & à des tems plus favorables le foin de faire valoir sesjustes prétentions. Ce même amour de la paix qui guidoit toutes sesdémarches, le rendit le pacificateur de toutes Je s diíputes & les contes-tations qui s’élevoient entre les Grands, les Princes & les Etats voisins.
(1) Butken Trophées de Braband. T. I. L. 4. Hertius &c. in Annal. HaiT. Col.
1, p. 40. Leibnitz Epist. ibid. 167,