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HISTOIRE DE HESSE, &c.
juJqu u1509
Sect I. Aussi heureux dans ses Etats, que son frere l’étoit à Cologne, HenriHistoire jes étendoit par la vaste succession qu’il recueil loir au nom de son épouseAnne, fille unique & héritière de Philippe Comte de Catzenellenbogen& de Dietz, comtés très considérables, touchant à la Hesse du côté dumidi. Philippe étant le dernier mâle de fa maison, sa mort fit passerce pays sous la domination de Henri son gendre, qui mourut lui-mêmequelque tems après, laissant la Hesse plus grande & plus florissante qu’ellene l’avoit été jusqu'alors. 11 n’eut qu’un fils, Guillaume, qui héritoit defa portion du Landgraviat & de ces deux Comtés ; & deux filles, Ma-thilde qui épousa Jean, Duc de Cleves, & Elisabeth qui fut mariée àJean Comte de Nassau; ces deux mariages furent la source de vivesquerelles entre les Princes de la Maison de Hesse, par les prétentionsque les époux de ces deux Princesses formerent sor les deux Comtésnouvellement acquis, & qui paroissoient en effet devoir être partagésentre les. descendans mâles & femelles de Henri III.
Guiliau- Guillaume III étoit mineur à la mort de son pere, & sos cousinsme I. & Guillaume I & Guillaume II étoient encore dans leur premiere jeunesse,Gaî/fei- en forte qu’avec trois maîtres les Hessois ne pouvoitnt gueres s’atten-freres’ dre à être sagement gouvernés. Les deux fils de Louis II n’étoicnt rienLanigra. moins qu'en bonne intelligence. L’aine prétendent que son frere se con*tentât d' un simple appanage & qu’il renonçât à la Régence: GuillaumeGuiliau- H a ^S u °it l’exemple des Princes puînés leurs prédécesseurs, qui avoieritme IIt gouverné conjointement, & ne pouvant faire prévaloir ses raisons, ilLandgm. s'attacha à l’Archiduc Maximiîien , Roi des Romains , auquel il renditvidMar. des services si importans, que Maximiîien obligea Guillaume I à céder? à Ion frere la moitié de ses Etats. L’ainé de ces deux Princes que l’am-Dìjjtrènd bition de son frere, protégé par un, Prince aussi puissant que Maximiîien,entre les eut dû rendre plutôt, attentif aux affaires de la Hesse, choisit ce temsdeux en - pour entreprendre un voyage à la Terre Sainte, d’où il revint quelques^LòuUii mo ^ s a P r ^ s complettement fou ; eníòrte qu’à son retour il fut obligé deau sujet 'céder ses Etats à son frere & de se contenter d'une pension pour sondupartage entretien & celui de sa famille. II avoit trois filles d’Anne de Bruns*de ses w i c k s on épouse ; Elisabeth, épouse en premieres noces de Louis ComteEms. p a i a tin des deux Ponts, & en secondes nôces de George,Comte Palatinde Simmern; Mathilde mariée à un Comte de Tecldenbourg, & Cathe-rine, épouse d’Adam, Comte de Beichlingen ( 1 ).
Guillaume III étoit cependant parvenu à sa majorité & s’occupoit uti-lement des soins de la régence ; à peine eut il pris les rênes du Gouver-nemeht, qu’il acquit la moitié de la Seigneurie d’Epstein dans la Wété-ravie, pays peu étendu à la vérité, mais d’une très grande fertilité.Cette moitié de Seigneurie appartient encore à la Hisse, l’autre moitiéreleve de l’E/ecteur de Mayence. Pendant que Guillaume III s’occupóit*495* avec t a nt de succès des intérêts de son Landgraviat, Maximiîien, élevéà l’Empire, tenoit à Worms cette fameuse Diete qui établit enfin enAllemagne une paix publique <& perpétuelle. Ce fut là que les défis
(I) Ayerm. p. 276.