SUITE DU LIVRE XXV. Ch. VII. Sect. I. 33s>
particuliers furent pour jamais défendus, & 3 a peine du Ban de l’Empirç mflnreprononcée contre les infracteurs. Ce fut aussi dans cette Diete quon^-Hesse,érigea un l'ribunal suprême pour décider les différends qui pourroLm^ sc)u " asurvenir entre les divers Etats. Ce Tribunal, fous le nom de Chambre 1S ° 9 'Impériale, fut d’abord fixé à Francfort ; il fut ensuite transféré plusieurs l ' r “fois d’un lieu dans un autre, & il est maintenant immuablement fixé àWetzîar, fur les frontières de la Hesse. Malgré les précautions que laDicte de Worms prit pour assurer la paix perpétuelle & proscrire lesdéfis & les guerres que^íe faisoient entre eux les Princes & Seigneursd’Allemagne, il ne paroît pas que lés ordonnances qui furent donnéesalors à ce sujet fussent bien strictement observées ; car quelques annéesaprès Eric, Duc de Brunswick & Guillaume II entrerent en guerreouverte l’un contre l’autre, ík leurs Etats furent tour à tour ravagésfans ménagement. Cette guerre cessa pourtant aprèsquelque tems d’hos-tilités; mais la Hesse vit par un accident imprévu changer son état &rentra enfin sous la domination d’un seul Landgrave. Guillaume III le j^ er tplus jeune des deux Princes regnans étant un jour à la chasse, tomba si Guìiiau.rudement de cheval, qu’il mourut trois jours après, ne laissant pointéede postérité d’Elisabeth, Princesse Palatine, son épouse.
Personne ne pouvoit disputer sans doute la succession de Guillaume Guillau.III à son cousin, Guillaume II, du moins relativement à la Régence™ 6 lI / eulde Hesse: il h’en étoit pas de même an iujet des Comtés de Guzenelle-bogen & de Dietz, acquis par Henri III du chef d’Anne son épou fe.7ie[]e. •Jean, Duc de Cleves & Jean, Comte de Nassau, prétendirent que leurs \soo.femmes, soeurs & par celajmëme les plus proches parentes de Guillaume DifférendIII dévoient être mises en possession de ces Comtés. Guillaume refusa GuUJnu-de se rendre à ces raisons, Lr cette contestation fut la source d’un pro- mf /•/, ;<•cès qui dura ,57 ans & donna lieu à d’immenses écrits & à bien des né- Duc degociacions infructueuses. Une dispute à peù près égale troubloit alors £?le repos de l’Allemagne. George le Riche, Duc de Bavière & derniermâle de la branche de Landshut, avoit institué son héritier Robert son fau, auja-gendre, fils de l’Electeur Palatin, supposant que ses terres étoient dés jet desbiens allodiaux; mais Albert, Duc de Bavière , de la branche de ^
nich, s’étoit saisi de ces terres, prétendant qu’étant fiefs de l'Empire, g^bogênelles lui apparcenoient comme plus proche parent & héritier féodal. U deCette dispute avoit eu des fuites fort vives. Une Commission particu- PkkL.liere décida en faveur d’Albert ; Robert refusa de se soumettre à cettedécision: Maximìlien le mit au ban de f Empire, & convoqua une Diè-te à Francfort pour faire exécuter cet arrêt rigoureux : la Dìete permitaux Princes voisins de Robert d’employer la force pour le réduire : laplupart s’armerent contre lui. Guillaume II suivit leur exemple '& R°*btrt vit quatre armées fondre à la fois fur lePalatìnat qui fut cruellementdévasté. Le Landgrave s’empara de plusieurs places, qu'il réunit à sesEtats. C’est depuis cette époque, que Hombourg, Bickenbach, Um*iladt sont restés incorporés à la Hesse. Après les plus cruels ravagesl’Elí cteur Palatin fut obligé de demander la paix, & de tous les paysqu’on avoit conquis fur lui, il ne put obtenir que la restitution du D u-
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