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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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c lut untraité dedéfenserécipro-que aveclEleSteurde Saxe.

344 HISTOIRE DE HESSE, à

Sect. 1T.des faits, lorsque dans le bref quil adressa au Landgrave, il traitaitHistoire Munzer, Pfeiffer & leurs adhérens dimpies & de scélérats Luthériens,à 9-1567'. contre lesquels Philippe avoit pris-la défense de la foi (1); car en pre-

--"mier lieu, il étoit faux que Munzer & Pfeiffer fussent Luthériens, &

il étoit plus faux encore que ceût été pour défendre la foi que le Land-grave eut pris les armes. 11 ne sétoit armé que par la nécessité de dé-fendre ses droits & ses Etats contre des rebelles. Dailleurs ClémentVII eût pu savoir fort aisément que dès lors le Landgrave Philippe pen-chait pour la doctrine de Luther Sc quil sétoit assez ouvertement déclarépour les nouvelles opinions: fi cétoit Terreur quil adopta, il Tadopta debonne foi; il lut les écrits de Luther & ceux de ses adversaires; il crutLeLand -devoir embrasser la nouvelle doctrine, ne contraignit aucun de ses su-grave em- jets à penser comme lui & détesta Iintolérance. A la vérité un Princet> ra e le ds qui eût voulu faire adopter par force le Luthéranisme à ses peuples, sed lutbsr, suc alors exposé à de très grands dangers ; car les nouvelles opinionsb con- Sc ceux qui les soutenoient avoient des ennemis très redoutables. Pourfe mettre á labri de ce queussent pu tenter contre lui ces ennemis, Phi-lippe se ligua avec lElecteur de Saxe,Frédéric le sage, & avec son frereJean, surnommé le Constant; Sc cette union, comme Tobserve Maim-bourg, (2) accrut infiniment les forces du Luthéranisme.

LAllemagne en proie aux séditions retentiíToit du bruit des disputesThéologiques. Charlesquint retenu en Espagne par des affaires importan-tes , laissait à TArchiduc Ferdinand son frere, le gouvernement de lEmpire& écrivoit des lettres menaçantes contre Luther & ses partisans. LesPrinces attachés à la nouvelle Doctrine sindignoient du ton impérieuxde Charlesquint, & le caractère hautain, ambitieux, intolérable du PapeClément VII le rendoit également suspect & odieux à tout le monde.Les disputes théologiques séchaussoient: les Catholiques ne manquaientpas dattribuer à Luther & à fa doctrine les révoltes des paysans ; quoi-quelles neussent rien de commun avec les opinions nouvelles, ils neparloient de rien moins que dexterminer tous les sectaires pour abolirla nouvelle Doctrine : ils prenaient des mesures en conséquence Sc cesmesures allarmerent dautant plus le Landgrave, que son beau pere leDuc George de Saxe, ennemi déclaré de Luther, seXsialoit en me-naces contre les novateurs & approuvait hautement les dispositions in-tolérantes de Charlesquint. Casimir de Brandenbourg & lEIecteur deSaxe pensaient comme Philippe. Ils «'unirent Sc formerent le projetdune alliance entre tous les Princes qui avoient les mêmes sentimens. Ilfut résolu que ces Princes, la plûpart des Comtes, la plus grande partiede la Noblesse immédiate & plusieurs villes Impériales feroient causecommune & représenteraient à TArchiduc Ferdinand le danger imminentquil y aurait à inquiéter les Religionaires. Lunion de tant d'Etats enimposa à Ferdinand & aux Catholiques, dont le zele eût voulu employerles moyens les plus vioiens. Cependant leur ton continuait dêtre fortmenaçant, Sc leurs dispositions quils ne dissimulaient pas, inspirèrent

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(D àlsS. Hassac. T. IV. P- 4*5.

( 2 ) Hist, du Luthéran.