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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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SUITE DU LIVRE XXV. Ch. VU. Sect. II. 349

les suites dune résistance ouverte aux volontés de lEmpereur & il ne Histoirecessoit de prêcher les maximes dune obéissance passive. Ainsi, tout ce de Hesse,que lon conclut, fut que le 6 Janvier de Tannée suivante 1530, on se l 5 ° 9 ' ïs 6 7 °rassembleroit à Nuremberg. On sy rassembla en effet, & les Protestans j., 0se séparèrent après avoir longtems délibéré, fans avoir rien conclu. 53

Cependant Charlesquint indiqua pour le 8 Avril suivant une Diete Dietegénérale à Àugsbourg, dans laquelle il promit quon délibérerait paisi- d^ug?*blement fur les moyens de rétablir lunité de lEglise & de la Religion.

Ces dispositions si pacifiques en apparence néblouirent point les Protes-tans qui étoient instruits de la réconciliation de lEmpereur & du Pape,ainsi que de leur entrevue à Bologne, Charles avoit juré entre lesmains du Pontife dêtre le perpétuel défenseur de la dignité Papale &de la Jurisdìction & Autorité Ecclésiastique. Le Landgrave se défiantavec raison des desseins de lEmpereur, avoit pris la résolution de nepoint paraître à cette Diete ; mais lElecteur de Saxe, plus confiant &plus timide, sétant déterminé à obéir, Philippe se vit obligé, pour nepas donner contre lui des soupçons trop fondés, de suivre cet exemple.

U se rendit donc à Augsbourg, mais comme les autres Protestans, cest- Jà-dire, bien escorté. En attendant lEmpereur, qui ne fut rien moinsqu'exact à s'y rendre au tems marqué, les Princes Luthériens firent prê-cher publiquement leurs Docteurs, & cette conduite ulcéra vivementles Chefs du parti Catholique. On annonça enfin la prochaine arrivéede Charlesquint, qui entra en effet très peu de jours après à Augsbourg,accompagné de Ferdinand, son frere, du Cardinal Campege, Légat duPape & dune Cour aussi nombreuse que bridante. Le parti Catholiqueétoit dans cette Diete, infiniment supérieur au parti des Luthériens, &ceux-ci pour soutenir une Doctrine quon qualifioit de nouvelle, quelEmpereur avoit condamnée & que le Pape & tous ses adhérens détes-toient, navoient de tant de personnages illustres & respectables par leurrang &_leur crédit, quun seul Electeur, quatre Princes & les Députés dedeux villes. II devoit y avoir le lendemain de larrivée de lEmpereurqui étoit le jour de la Fête-Dieu une messe solemnelle. Charlesquintfit dire aux Princes Protestans daffister à cette messe & de renvoyerleurs Prédicateurs. II étoit fans contredit le plus fort ; cependant lesPrinces refusèrent avec une fermeté inébranlable, & ils alléguèrent desraisons fi plausibles que Charlesquint ne voulant point encore les aigrir ,prit un milieu entre les deux partis, & ordonna que jusquà ce quoneût traité ce qui regardait la Religion on ne prêcherait point des deuxcôtés, & que lon se contenterait de lire lEvangile publiquement & delexpliquer de la maniéré la plus fimple. Du reste, dans le discours quelEmpereur adressa à la Diete, il exhorta les Princes à ne soccupermaintenant que des moyens de repousser les ennemis de lEmpire, & ilpromit de faire concernant les disputes de Religion tout ce qui étoit deIon devoir pour prouver son zele pour la Patrie & le bien public.

Les Princes & Etats Luthériens ne prirent point le change,, ot com-prenant quon ne les ménageait que par le besoin naturel que lon avoitde leur secours contre les Turcs, ils demanderent quavant de soccuper

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