SUITE DU LIVRE XXV. C h. VIL S a ct. II. 35 r
Régence de Hambourg & les villes Anséatiques à accéder k cette réfo- Histoirelution; mais tandis qu’ils prenoient les plus sages précautions pour leur de Hesse,sûreté , il s’élevoic contre eux un ennemi très dangereux ; c’étoit 150 9 ' 15<S7 'Ferdinand, que l’Empereur fit, malgré les oppositions du Landgrave &même de quelques Princes Catholiques, élire Roi des Romains.
Il n’y avoit qu’une puissante confédération qui sçut prévenir ou suspen- I53I ,dre le danger qui menaçoit les Protestans. Ceux-ci se rassemblant h CékbreSmalcalde dès le commencement de 153r, se liguèrent en effet pour six»»*»»*-ans & convinrent que s’il survenois une guerre, jusqu’à ce que la paix âà/àla terminât, on admettroit dans la Confédération tous les Etats qui vou-droient y entrer, pourvu qu’ils eussent embrassé la Doctrine Evangéli-que (x). Le Roi de Dannemarck, le Duc de Mecklenbourg, la villede Lubeck & plusieurs autres s’excuferent fous différons prétextes d’ac-céder à la Ligue; & malgré les instances du Landgrave, les Alliés refu-sèrent de recevoir parmi eux les Cantons Suisses qui le désiroienc & cela-parce qu’ils avoient fur la Sainte Cene une opinion différence de cellede Luther, qui animoit contre eux ses proíelyteá & dans le tems mêmesoutenoit contre les Catholiques la liberté de l'examen en matière de foLLes Confédérés résolurent de ne point reconnoître Ferdinand pour Roides Romains & de refuser à l’Empereur tout secours contre les Turcs,jusqu’à ce qu’il eût réparé les griefs dont les Alliés se plaignoient. Maisceux-ci étoient eux-mêmes fort peu d’accord entre eux & perdoienten délibérations des momens précieux. Si les avis de Philippe I eus-sent prévalu, les Protestans se fussent conduits différemment; mais l’o-pinion de l’Electeur de Saxe qui n’approuvoit que les voies de la négo-ciation l’emporta, & son opinion étoic fortement appuyée par Luther'ôc Melanchton, qui craignant les suites de la guerre, ne ceflbient d’in-spirer aux alliés leurs dispositions timides & pacifiques. II s’en fallut de Le Lanàlbeaucoup que les Négociations de l’Electeur de Saxe eussent le succès grave af.qu’il en attendoit: les Catholiques ne dissimulèrent plus leurs desseins,f 1 °[ mt n (ie t& le Landgrave ranima fi fort les alliés , que leurs députés se rassemble- piZíaiûrent de nouveau à Smalcalde, mirent la derniere main à leur système de gue desdéfense, & bientôt par les foins de Philippe I, elle prit une telle con- Princesistance, que Charlesquint allarmé déjà des progrès des Turcs, com- Frots! 'mença à le repentir de n’avoir pas assez ménagé les Luthériens. II Unurenoua les négociations ; mais par fa modération, affectée il ne put enimposer au Landgrave qui ne se persuadoit pas que le Monarque & sesMinistres intolérans & despotiques eussent pris en si peu de tems dessentimens si opposés à la conduite qu’ils avoient tenue jusqu’alors. Af-fòibli par l’âge & par les maladies, l’Electeur de Saxe qui touchoit àfa derniere heure, ne soupiroit qu’après la paix, & vouloir qu’on sac-ceptât à quelque condition qu’on l’offrìt. Ses vœux furent enfin remplis»
& dans la conférence de Nuremberg on convint enfin en termes géné-raux d’une pacification, remettant à d’autres tems à statuer fur diversarticles essentiels au sujet desquels on n’avoic pu tomber d’accord. En-
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