(r 14) HISTOIRE DU DUCHÉ
Ssct. IV. sances maritimes pour leur communiquer ce qui venoit de fe paíTer, &jîijt- de leur demander les secours qu’elle avoir droit d’en attendre consormé-Siléiìe, ment aux Traités: ensuite cette Princesse adressa une dépêche à sesijr 4 o-i7j. |yj-- n jfl. res jéíìdans à Ratisbonne , avec ordre d’informer la Diete del’Empire de l’attentat du Roi de Prusse qui, au mépris des Constitutionsfondamentales contenues dans la Bulle d’or, venoit de faire une invasiondans la Silésie, fous prétexte de quelques prétendus droits de fa Maisqasur une partie de ce Duché.
Pendant que les Cours de Vienne & de Berlin fe donnoient de grandsmouvemens auprès des principales Puissances de l’Europe, la premierepour les engager à fe porter garantes de la Pragmatique Sanction, laseconde pour les en détourner, les troupes Prussiennes firent de gran-des conquêtes dans la Silésie, malgré la rigueur de la saison. Depuis leLctSUèJìe i<5 Décembre 1740 juíiqu’au 25 Janvier de Tannée suivante, elles sub-conquise j U g U erent tout ce Duché, à Texception des villes de Grand-Glogau,^dePrtfsse.^ Neisse, de Brieg & de quelques autres places fortes. Le Feld Maré-M ' chai Comte de Schwerin dirigea toutes ces opérations fous les ordresdu Roi, qui partit désarmée le même jour, 25 Janvier, pour retour-ner à Berlin, après avoir réglé les quartiers d’hiver. Les Ppissances.qui avoient garanti la Pragmatique Sanction, étoient TAngleterre, lesProvinces-Unies, la Russie, l’Empire, la France, TEfpagne, la Sue-de, le Dannemarck. La Reine de Hongrie avoir donc lieu d’efpérerqu’elle seroit secourue , sinon par toutes, du moins par l a plupartd’entre elles. La France parut d’abord-favorablement disposée ; maiscette disposition changea tellement par la suite, qu’on vit cette Puis-sance étroitement alliée avec TElecteur de Bavière contre la Maisond’Autriche. II est à propos de relever Terreur de ceux qui pensentque le Roi de Prusse s’étoit lié avec la Cour de Versailles avant d’en-trer en Silésie & qu’il avoit concerté cette expédition avec elle: cetteopinion est destituée de tout fondement, & Ton fait avec certitudeque Sa Majesté Prussienne étoit alors fans alliés; si elle prit ensuitedes engagemens avec la France, ainsi qu’avec la Bavière & la Saxe,ce ne fut que lorsque la Reine eût absolument refusé de lui céder unepartie de la Silésie.
Irrésolu* L’Angleterre & les Provinces-Unies, quoique étroitement liées avectîondes la Cour de Vienne, jugèrent à propos, avant de lui donner le secoursPuiffan- qu’elle réclamoit, d’employer leurs bons offices & leur médiation entre- CT -les deux parties belligérantes: la Russie fit plus; d’abord elle promitPrágms- d’envoyer un secours de trente mille hommes, mais avant de le fairetique marcher, la Régence de l’Empirq crut devoir en' prévenir le Roi de
Síniïion, Prusse: cette démarche fit peu d’impression fur fa Majesté Prussienne
Í jui, déterminée à profiter de la conjoncture, prit le parti de pousserès entreprises aussi loin qu’elle le pourroit. Les 30000 Russes que Tondifoit prêts à marcher au secours de la Reine de Hongrie, ne se mirentpourtant pas en route; ce qui causa à cette Princesse un chagrin d’au-tant plus grand, que toutes les Puissances qui avoient garanti la Prag-matique Sanction scmbloient attendre, pour voir laquelle d’entre elles fe