( 124 ) HISTOIRE DU DUCHÉ
Sect. IV. & les Autrichiens se flattèrent de le reprendre incessamment. - Cette .Hìst. de pomme de discorde fit rompre les conférences au grand regret des Né-Silésie , gociateurs,qui comprirent que l’événement seul de la campagne prochai-174017 3 ' n p pouvoit inspirer des sentimens de modération ou de condescendanceà l’une des deux Puissances; l’armée Prussienne, fous les ordres duRoi, avoit, au sortir de la Moravie, défilé vers le Cercle de Chrudimen Boheme. Celle des Autrichiens commandée par le Prince Charlesde Lonaine, la suivit de près, dans le dessein d’empêchersa réunionavec les François du côté de Prague, ou de lui livrer bataille avantqu’elle pût recevoir les secours que lui amenoit le Prince Léopold d’An-BmiUe hait Dessáu : le combat se donna aux environs de Czaílau, le 17 Maide Czas X742: chacun des deux partis s’en attribua l’avantage; probablementlau " que la perte d’hommes fut de part & d’autre à peu près égale, mais cequ’il y a de certain, c’est que les Prussiens resterent maîtres du champde bataille, & que faction produisit la paix en décidant le différend quijusque là en avoit empêché la conclusion.
Dix ou douze jours après cette bataille, le Lord Hindford & le Comtede Podtwils reprirent les conférences qui avoient été rompues par lerefus que failoit la Cour de Vienne de céder au Roi de Prusse le Comtéde Glatz. Cette difficulté ayant été levée, & le Secr.étaire du Chëva*i, ‘ lier Robinson étant‘arrivé au camp de Sa Majesté Prussienne, aptesque f armée d’Autriche eût passé le Moldau, ce Monarque envoya or-dre au Comte de Podewils de signer ies articles préliminaires du traitéd’accommodement. Cette affaire fut dirigée avec beaucoup de secretLa paix à l'on n’en communiqua rien aux Ministres Etrangers. Les mouvemenss e f alU que quelques détachemens des troupes Prussiennes firent alors le longde l’Elbt , contribuèrent beaucoup à cacher ce mystère. Enfin le n Juinde la même année les Ministres respectifs signèrent le Traité, dontTraité de voici les principaux articles. Article I. II y aura désormais & àBresiau. perpétuité une paix inviolable, de même qu’une sincere union & par-faite amitié entre Sa Majesté la Reine de Hongrie & de Bohême d’unepart & Sa Majesté le Roi de Prusse, de l’autre: II. Les deux Partiescontractantes ne donneront aucun secours aux ennemis de f une & del’auîre & rie feront avec eux aucune alliance qni puisse être contraireà ces Préliminaires de paix. III. II y aura de part & d’autre uneamnistie générale de tout íe passé. IV. Toutes les hostilités cesserontde part & d’autre dès le jour de la signature des préfens Préliminaires.Le Roi de Prusse retirera seize jours après cette signature ses troupesdans les pays de fa domination, & il fera libre à tous ceux qui voudrontvendre leurs biens situés dans les pays cédés à Sa Majesté le Roi dePrusse de transférer leurs domiciles ailleurs & de pouvoir le faire pen-dant f espace de cinq années sáns payer aucun droit. V. Pour obvierà toutes les disputes fur les confins & abolir toutes les prétentions dequelque nature quelles puissent être, Sa Majesté la Reine de Hongrie& de Bohème cede par les préfens Préliminaires tant pour elle mêmequq pour les héritiers & successeurs à perpétuité & avec toute la sou-veraineté & indépendance de la Couíonne de Bohême à Sa Majesté le