(l36) HISTOIRE DU ROYAUME.
Scct. I. ne pour chef un cermin Tuiscon ; on les distinguoit en Européens Llíijì. dé en Asiatiques ; ils étoient séparés par ie Tanaïs, les Palus Mœotides &Pologne, je Bosphore Cimmérien. La Sarmatie Asiatique (l) étoit terminée àl’orient par le Wolga, & à l’occident par le Tanaïs: elle s’étendoit du
___ 1 — midi àu nord depuis le Pont-Euxin & la mer Caspienne , jufqu’à PO*
qu'iisdejcen^çé an septentrional. La Sarmatie Européenne avoit ponr bornes à Poc-dent dts aident le Tanaïs, & à Porient la Vistule. Le Pont-Euxin & la merSarmates.. ^âìtique la terminoient l’un au midi & l’autre au nord. Le Pont-Eu-xin s’appelloit tuer Sarmatique dans le temps où. Ovide fut exilé fur sesbords. La partie orientale de la mer Baltique étoit pareillement ap-pellée golphe Vènèdìen (2) , du nom des Vénedes, peuple Sarmate,qui s’étoit fixé dans cette contrée. Pcolomée, qui sait mention desVénedes (3) prétend que c’étoit la tribu la plus distinguée de la Sar-matie; mais Tacite qui parle aussi de ce peuple, n’ose décider s’ils fontSarmates ou Germains (4). „ En este t, dit cet historien, si le goût
„ des Vénedes pour le brigandage & les rapines, leur donne un trait.„ de ressemblance avec les Sarmates, des rapports encore plus grands,, dans leurs mœurs les rapprochent des Germains :ils se construisent des„ maisons, ils se servent de boucliers dans les combats se piquent„ d’être agiles piétons; en quoi ils diffèrent des Sarmates, qui pas-,, sent leur vie h cheval & dans des chariots.” Jornandes, au con--Quds é* traire, ne balance point à (5) mettre les Vénedes àu nombre des Sar*tciem les mates. Suivant lui, ces peuples qu’il faut bien se donner garde de con--S Uves,. fondre avec les Vandales, ainsi que Pont fait quelques auteurs , dé-
tendirent dans la Sarmatie, & furent appellés Scíaves ou <S 7 auw,du nomd’un lac près duquel leur métropole étoit située. ..Ce fut vers la fin ducinquième siecle (6), qu’ils passerent la.Vistule & s’établirent dans la.Germanie, devenue déserte par Pémigration de& Goths, des Vandales& des Lombards dans les contrées méridionales de PEurope.. La Bo-hême, la Silésie, la Moravie, la. Lusace,, la Misnie, la Poméranie, leBrandenbourg leur offrirent une conquête aisée; mais Pimmensité mêmedes Etats dont ils-s’étoient emparés, errdispersant de plus en plus les-familles errantes, qu’aucun lien social ou politique n’uniffoit entre elles,les éloigna plus que jamais de la. civilisation. Les Slaves n’avoienc:point, à Pexempledes autres peuplés barbares,, senti la nécessité deformer un corps Politique, d'assigner des assemblées, où l’on délibérâtfur les affaires de la Nation , enfin de se choisir des chefs expérimen-tés,, pour les conduire aux- combats. A la vérité ils s’aíTembloiencquelquefois tumul tuairement, pour tomber furies terres de leurs voi-sins, mais Pamour du pillage qui les avoit réunis, les divifoit bientôt,ét le champ de bataille étoit souvent ensanglanté de nouveau, par les-vainqueurs-, qui se difputoient la-dépouille, des vaincus. Ce défaut:
(i) Pandrand. Lexîc. Geograph. ( 2 ) Hanknach. de Rep, Palm. Lib. T, Cap . LMatth. Prcetor. Orb. Gath. Lib. L Cap. yí.Hartknoch. diff. 11. de antìq. Pruff. pop. p. 26 -Geograph. Lib. 111. C. V. fe. 21 . Hmknoch. dì'J. XIX. de Rep. V. Prujs ,.
f 4 ) Corn. Tácit de mor. Gtrm. Cap, XLVI. ( 5 ) 11’ reb. Geticis. Cap. JlL.
(À), Martin, . Cremr. tte tfig&t N Vd>. £$- Pshn ,,Là I. .C, ,K.