(ip|) HISTOIRE D U R O Y A U M E
Srcr. I, me nom que lui (i). Ce Prince étoit encore dans une extrême jeunes - -Hi/î. de se, on le mit fous la tutelle de ses oncles, qui furent auíTr chargés dePologne, ve ij] er à son éducation; mats le jeune Popiel, rebelle à toutes les le*JUl 954, ǰ ns méprifoit les sages conseils de ses tuteurs,, les insultoit même en.———-présence de toute sa cour, & montroit déja dans les amusemens de sonenfance, toute la férocité d’un tyran; Ces malheureux penchans nefirent que se développer avec l’âge; parvenu à fa majorité , Popiel ILne connut plus de frein (2), il n’écouta plus que les vils flatteurs quicaressaient ses passions, & partageaient ses débauches: on le vit en peude temps surpasser son pere par son libertinage effréné. Ses ondes cru-rent que la société d’une épouse aimable & sensible pourrait lui faire -Popiel n. sentir qu’il n’y a de vrais plaisirs qu’au sein de la vertu: Popiel con—^ ent i c í quoiqu’avec répugnance, à donner la main à la fille d’un Prin*Ptinc^Al- ce Allemand; mais les espérances que les oncles du Duc de Polognetemarid.. avoient conçues, s’évanouirent bientôt. L’ëpouse qu’on lui avoit choi—fie, sous les dehors trompeurs de la candeur & de l'ingénuïté,. cachaitune ambition & une avarice fans bornes: loin de chercher à corrigerles penchans de Popiel, elle flatta tous ses vices; elle crut ne pas ache*ter trop cher par cette lâche complaisance le plaisir de gouverner ; ellese vit bientôt maîtresse de l’Etat & ne profita de l’empire quelle avoitsur l’esprit de son mari , que pour accabler les Polonais fous un jougrigoureux^
Le peuple opprime' osait à peine élever- la voix, les oncles seuls duDuc hasardaient quelquefois de lui rappeller sés devoirs. La Duchesserésolut de fe délivrer de ces censeurs importuns; elle choisit pour -complice de son crime & pour ministre de fa vengeance, Popiel lui—même; elle lui peignit ses oncles comme des séditieux qui tramaientdes intrigues dans l’Etat, & lui.persuada.que, tant qu’ils verraient lejour, fa vie ne ferait point en fureté. Popiel sachant que fes oncles se -défiaient de lui, feignit par les conseils de cette somme artificieused’être dangereusement malade; il envoya chercher fes ondes, & af-fecta en leur présence d’éprouver les-convulsions voisines de la mort,,ne fe soulevant, à ce qu’il paraissait , qu’avec effort, il léur tendit la;De essors main ; fa femme éplorée étoit afîìfe prés de son lit, tenant scs-enfans-avec sa' dans fes bras. Popiel regarde tendrement fes oncjes,.leur recommandefemme û A i es fii s St la mere: les Princes attendris lui promettent de servir sonemi'ioîdt successeur avec la même fidélité qu’ils-lui avoient vouée à lui.même:;/^íii/aire de le Duc exige qu’ils confirment léur promesse .par un serment solemnel,fa oncles, ff so fait apporter une coupe que fa somme avoit remplie d’un breuvage.;
ses cheveux longs & qu’ils étoient en petite quantité, soit parce que ses vices l’avoient.rendu aussi méprisable qu’un halai, qui est regardé comme le meuble le plus vil d’unemaison. Kddlubk. Líb.. Epist. .XVIII ,. Eòguphál, II.EpiJc. Pefnan . in script, rer.St es. Tò. II.
( 1 ) Joann. DTugoss. Hijl. Polon. Lib. I. Martin Cramer, de reins gejl. Polon. Lib. ILFigenerc Croniques ë? .Annales de Poloigne. .
so) Kadltibk. Episc, Cracov. hijl. Pal. Lib. 11. Epis. XVIII. Bàgnphal, ILEpifi,-PPsnanStanislasarnie . annal, pal, .Lib. Y. cap, IV,