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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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(ip|) HISTOIRE D U R O Y A U M E

Srcr. I, me nom que lui (i). Ce Prince étoit encore dans une extrême jeunes - -Hi/î. de se, on le mit fous la tutelle de ses oncles, qui furent auíTr chargés dePologne, ve ij] er à son éducation; mats le jeune Popiel, rebelle à toutes les le*JUl 954, ǰ ns méprifoit les sages conseils de ses tuteurs,, les insultoit même en.-présence de toute sa cour, & montroit déja dans les amusemens de sonenfance, toute la férocité dun tyran; Ces malheureux penchans nefirent que se développer avec lâge; parvenu à fa majorité , Popiel ILne connut plus de frein (2), il nécouta plus que les vils flatteurs quicaressaient ses passions, & partageaient ses débauches: on le vit en peude temps surpasser son pere par son libertinage effréné. Ses ondes cru-rent que la société dune épouse aimable & sensible pourrait lui faire -Popiel n. sentir quil ny a de vrais plaisirs quau sein de la vertu: Popiel con^ ent i c í quoiquavec répugnance, à donner la main à la fille dun Prin*Ptinc^Al- ce Allemand; mais les espérances que les oncles du Duc de Polognetemarid.. avoient conçues, sévanouirent bientôt. Lëpouse quon lui avoit choifie, sous les dehors trompeurs de la candeur & de l'ingénuïté,. cachaitune ambition & une avarice fans bornes: loin de chercher à corrigerles penchans de Popiel, elle flatta tous ses vices; elle crut ne pas ache*ter trop cher par cette lâche complaisance le plaisir de gouverner ; ellese vit bientôt maîtresse de lEtat & ne profita de lempire quelle avoitsur lesprit de son mari , que pour accabler les Polonais fous un jougrigoureux^

Le peuple opprime' osait à peine élever- la voix, les oncles seuls duDuc hasardaient quelquefois de lui rappeller sés devoirs. La Duchesserésolut de fe délivrer de ces censeurs importuns; elle choisit pour -complice de son crime & pour ministre de fa vengeance, Popiel luimême; elle lui peignit ses oncles comme des séditieux qui tramaientdes intrigues dans lEtat, & lui.persuada.que, tant quils verraient lejour, fa vie ne ferait point en fureté. Popiel sachant que fes oncles se -défiaient de lui, feignit par les conseils de cette somme artificieusedêtre dangereusement malade; il envoya chercher fes ondes, & af-fecta en leur présence déprouver les-convulsions voisines de la mort,,ne fe soulevant, à ce quil paraissait , quavec effort, il léur tendit la;De essors main ; fa femme éplorée étoit afîìfe prés de son lit, tenant scs-enfans-avec sa' dans fes bras. Popiel regarde tendrement fes oncjes,.leur recommandefemme û A i es fii s St la mere: les Princes attendris lui promettent de servir sonemi'ioîdt successeur avec la même fidélité quils-lui avoient vouée à lui.même:;/^íii/aire de le Duc exige quils confirment léur promesse .par un serment solemnel,fa oncles, ff so fait apporter une coupe que fa somme avoit remplie dun breuvage.;

ses cheveux longs & quils étoient en petite quantité, soit parce que ses vices lavoient.rendu aussi méprisable quun halai, qui est regardé comme le meuble le plus vil dunemaison. Kddlubk. Líb.. Epist. .XVIII ,. Eòguphál, II.EpiJc. Pefnan . in script, rer.St es.. II.

( 1 ) Joann. DTugoss. Hijl. Polon. Lib. I. Martin Cramer, de reins gejl. Polon. Lib. ILFigenerc Croniques ë? .Annales de Poloigne. .

so) Kadltibk. Episc, Cracov. hijl. Pal. Lib. 11. Epis. XVIII. Bàgnphal, ILEpifi,-PPsnanStanislasarnie . annal, pal, .Lib. Y. cap, IV,