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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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(23S) HISTOIRE DU ROYAUME

SicT.lil. vous; elle appartient à la patrie. Boleílas ne parut point au jourJììst. àe marqué,- Henri fit donner Passant:; il avoit placé au premier rang lesi >0l °i ê nco ensansdesGlogaviens,- Penthousiafme patriotique étouffe quelquefois les^ senti mens de la nature, les assiégés lancèrent leurs fléchés fur leurs pro-pres enfans, les perceront de leurs épées, &, devenus plus furieux,j.es hnpé- vengèrent des victimes cheres, en égorgeant une multitudeAlle-mands. Boleílas parut après ce massacre, acheva la défaite de larméede Gkgan. Impériale, épousa la sœur de son ennemi, & promit la main dUladis-iiiv. ]as, Prince de Pologne, à Christine fille de PEmpereur. Après avoir, deleurs mains cruellement patriotiques, versé le sang de leurs propres en-fans, les Glogaviens ne durent voir ces alliances quavec des yeux indi-gnés. Une croisade que lon publia vers ce temps enleva à ia Pologneìélite des nobles; ils vendirent leurs biens, vexerent leurs vassaux , em-pruntèrent des sommes quiis ne restituerent pas, pour aller égorger desSarrasins & gagner des indulgences; cétoit alors la monnoie dEtat desPapes; avec des indulgences, ils lbudoyoient des armées, équipoientdes flottes, & conquéroient des provinces : au reste, les Ducs Polognegémissaient peu du départ des croises, ils affermissoient leur autoritéen labscnce de cette noblesse indocile , & jamais lEtat nétoit pluscalme que pendant les guerres doutre-mer.

Expiation Cependant une catastrophe sanglante, dont le Dannemarck sut letn Dmr.e- îhéatre, remit dans les mains de .Boleílas les armes qu'il croyoit avoir«»£ quittées pour toujours. Abel avoit égorgé son frere, & sétoit placéh fur son trône: on ne pouvoit attendre que des injustices & des cruau-tés dun Prince qui e'toit parvenu au rang suprême par un parricide: iljustifia bientôt, il surpassa même ridée quon avoit con§ue^6e sa tyran-nie; les Danois appellerent Boleílas; un peuple à venger, un tyran àchâtier, des lauriers à cueillir, ces objets réunis étoient bien faits pourenflammer le courage de Boleílas ; il partit suivi d'une flotte nombreuseBoleílas redoutable : les villes lui ouvrirent leurs portes. Abel vaincu allafiife ia Cou- cacher sa honte dans des déserts inaccessibles: les Danois offrirent fa Cou-ronne de tonne à son vainqueur ; il la refusa & ne rapporta en Pologne queVanne- phonneur davoir vengé le sang de Henri. Un procédé fl généreux pa-

^iirs- rut inconcevable dans une contrée tant de fois abreuvée du sang de sesSouverains; lorsquun Roi mourant laissoit plusieurs fils, il ne lais-soit à lEtat que des discordes civiles, des désastres, des ravages, quine se terminoient que lorsquun seul des concurrens au trône survivaità ses freres moissonnés par la guerre: lambition héréditaire dans lamaison régnante avoit tant de fois renouvelle ces scenes exécrables,qu un Prince qui refusoit une couronne, dût paroître aux Danois, ouun Dieu ou un insensé.

Boleílas revenu dans ses Etats donna tous ses soins au Gouvernement;heureux sil eut été moins crédule & moins sensible à cet intérêt qu'in-spirent des aventuriers instruits dans lart de feindre ! Boleílas sétoitdéclaré le protecteur des infortunés: ce titre le flattoit plus que tousll 3 j, ceux dont se nourrit lorgueil des Souverains. Un Hongrois vint fejetter à ses pieds ; il avoit été persécuté par Wasiîkou Prince de Rus-