(23S) HISTOIRE DU ROYAUME
SicT.lil. „ vous; elle appartient à la patrie.” Boleílas ne parut point au jourJììst. àe marqué,- Henri fit donner Passant:; il avoit placé au premier rang lesi >0l °i ê nco ensansdesGlogaviens,- Penthousiafme patriotique étouffe quelquefois les^ senti mens de la nature, les assiégés lancèrent leurs fléchés fur leurs pro-pres enfans, les perceront de leurs épées, &, devenus plus furieux,j.es hnpé- vengèrent des victimes lì cheres, en égorgeant une multitude rì’Alle-mands. Boleílas parut après ce massacre, acheva la défaite de l’arméede Gkgan. Impériale, épousa la sœur de son ennemi, & promit la main d’Uladis-iiiv. ]as, Prince de Pologne, à Christine fille de PEmpereur. Après avoir, deleurs mains cruellement patriotiques, versé le sang de leurs propres en-fans, les Glogaviens ne durent voir ces alliances qu’avec des yeux indi-gnés. Une croisade que l’on publia vers ce temps enleva à ia Pologneì’élite des nobles; ils vendirent leurs biens, vexerent leurs vassaux , em-pruntèrent des sommes qu’iis ne restituerent pas, pour aller égorger desSarrasins & gagner des indulgences; c’étoit alors la monnoie d’Etat desPapes; avec des indulgences, ils lbudoyoient des armées, équipoientdes flottes, & conquéroient des provinces : au reste, les Ducs dè Polognegémissaient peu du départ des croises, ils affermissoient leur autoritéen l’abscnce de cette noblesse indocile , & jamais l’Etat n’étoit pluscalme que pendant les guerres d’outre-mer.
Expiation Cependant une catastrophe sanglante, dont le Dannemarck sut letn Dmr.e- îhéatre, remit dans les mains de .Boleílas les armes qu'il croyoit avoir«»£• quittées pour toujours. Abel avoit égorgé son frere, & s’étoit placéh fur son trône: on ne pouvoit attendre que des injustices & des cruau-tés d’un Prince qui e'toit parvenu au rang suprême par un parricide: iljustifia bientôt, il surpassa même ridée qu’on avoit con§ue^6e sa tyran-nie; les Danois appellerent Boleílas; un peuple à venger, un tyran àchâtier, des lauriers à cueillir, ces objets réunis étoient bien faits pourenflammer le courage de Boleílas ; il partit suivi d'une flotte nombreuseBoleílas redoutable : les villes lui ouvrirent leurs portes. Abel vaincu allafiife ia Cou- cacher sa honte dans des déserts inaccessibles: les Danois offrirent fa Cou-ronne de tonne à son vainqueur ; il la refusa & ne rapporta en Pologne queVanne- phonneur d’avoir vengé le sang de Henri. Un procédé fl généreux pa-
^iirs- rut inconcevable dans une contrée tant de fois abreuvée du sang de sesSouverains; où lorsqu’un Roi mourant laissoit plusieurs fils, il ne lais-soit à l’Etat que des discordes civiles, des désastres, des ravages, quine se terminoient que lorsqu’un seul des concurrens au trône survivaità ses freres moissonnés par la guerre: l’ambition héréditaire dans lamaison régnante avoit tant de fois renouvelle ces scenes exécrables,qu un Prince qui refusoit une couronne, dût paroître aux Danois, ouun Dieu ou un insensé.
Boleílas revenu dans ses Etats donna tous ses soins au Gouvernement;heureux s’il eut été moins crédule & moins sensible à cet intérêt qu'in-spirent des aventuriers instruits dans l’art de feindre ! Boleílas s’étoitdéclaré le protecteur des infortunés: ce titre le flattoit plus que tousll 3 j, ceux dont se nourrit l’orgueil des Souverains. Un Hongrois vint fejetter à ses pieds ; il avoit été persécuté par Wasiîkou Prince de Rus-