INTRODUCTION.
M
que de détruire tout espoir d’une alliance intimeréclamée par les intérêts nationaux.
L’Angleterre, dirigée parWalpole, soudoyaitles ministres en France , et, en feignant un systèmede modération, elle associait la politique du ca-binet de Versailles à la-sienne. L’Espagne se rat-tacha à l’Autriche , et conclut avec elle le traitédeVienne ( iy 25 ) , par lequel la maison impé-riale reconnaissait les droits de la maison d’Es-pagne sur la Toscane, Parme et Plaisance. L'Es-pagne reconnut la pragmatique (1) , et protégeala compagnie d’Ostende , établie par l’empereurCharles VI, pour faire de l’Autriche une puis-sance commerçante et coloniale . L’Angleterresonna l’alarme en France , et les guinées distri-buées à la marquise de Prie, parvinrent à prouverau ministère français qu’il était de son intérêt dene souffrir ni l’agrandissement des Bourbons enItalie > ni l’établissement commercial de l’Au-triche !
Le cardinal de Fleury prit les rênes du gou-vernement en 1726 : il fit d’abord des fautes definances qu’il répara ensuite, il en fit une plusgrave et plus irréparable en négligeant la marine.