INTRODUCTION.
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tions d’état sont rarement traitées avec profon-deur, dans le calme du cabinet, par quelquesconseillers choisis sur l’élite de toute une nation,par des hommes qui tiennent tous les fils de l’ad-ministration générale; comment pense-t-on lesfaire traiter par acclamation , dans une seule as-semblée de 5 ou 600 personnes, dont la plus pe-tite partie, bien que consacrée à l'étude deslois,est encore étrangère aux combinaisons des grandsintérêts publics?
On ne nous accusera pas, pour professer desemblables opinions, d'être partisans du despo-tisme; nous avons donné des preuves du con-traire; il ne faut pas penser non plus que nousrejetions tout gouvernement représentatif; cetteforme peut garantir une monarchie des désor-dres d’une cour vicieuse, comme celle du régentet de la fin de Louis XV . Mais il convient que cesgrands corps délibérans ne soient pas trop fré-quemment assemblés ; qu'ils se persuadent queles législateurs doivent éclairer la marche du gou-vernement et non gouverner par eux-mêmes;qu’ils doivent avertir sans jamais renverser.Enfinil importe de bien se pénétrer de cette vérité,qu’une administration médiocre est préférable àune révolution, ou même à une administrationorageuse.
Nous avons dit que le premier besoin d’ungouvernement est d’être vigoureux par la nature