120 INTRODUCTION.
la noblesse cédant à la force de l’opinion, autantqu aux insinuations de la cour, se décida enfin àvenir prendre place dans ce nouveau sanctuairedes lois, de peur d’en être exclue à jamais, sielle persistait dans son opposition.
La joie universelle qui éclata dans le royaumeà la réception de cette nouvelle, apprit auxhommes qui avaient tant osé, sur quelle forceils pouvaient désormais compter pour l’achève-ment de leur entreprise. 11 semblait néanmoinsque rien ne dût s’opposer au salut de la France ,puisque les mandataires de toute la nation, réu-nis en un même corps, allaient s’entendre surses plus chers intérêts; ces jours d’allégresse etd’espérance furent de courte durée.
RgssemWe- (Soit que les conseillers du Roi en ne sévissanttroupes! de P as d’abord contre les députés, n’aient eu en vueque de suspendre sa vengeance jusqu’à ce qu’ilsfussent plus en mesure de frapper un coup vi-goureux , soit qu’ils conçussent des craintes pourl’avenir, ils appelèrent à Versailles et à Paris plu-sieurs régimens suisses et allemands sur lesquelson comptait le plus, et dont la force montait àprès de 20 mille hommes,
Leur arrivée répand aussitôt l’alarme parmi lesdéputés : redoutant le ressentiment de la courqu’ils venaient de braver, ils demandent le renvoide ces régimens comme un gage de la confiance