livre 1 er , cHap. lii. i5ç)
avait en échange avec l’Espagne une similituded’intérêts maritimes qui devait l’éloigner de toutealliance avec les Anglais , et les relations intimesqu’elle venait de conclure avec eux en 1787,étaient un malheur réel pour la cause des na-tions : on en a déjà signalé l’origine (t).
Le cabinet de Versailles trop inquiété chez luine s’occupait que faiblement des affaires exté-rieures. Son inaction dans les troubles de Hol-lande et pendant la guerre de Turquie sera unmonument éternel d’impéritie et de pusillani-mité. Il commit une faute plus grave et plus fataleencore en méprisant les propositions faites parTippoo-Saïb . Ce prince, fils et successeur dugrand Hyder-Aly, envoya une ambassade au roi,en 1788, proposant d’expulser les Anglais del’Inde , pourvu qu’on lui fournît quelque appui.
( 1 ) Nous ne craignons pas d’affirmer que l’alliance de la Hol-lande avec l’Angleterre eut les pins funestes résultats pour les inté-rêts européens . Il est vrai que celle qui fut conclue plus tard entrela France et la République.batave causa les plus grands dommagesau commerce et aux colonies hollandaises, ce qui a fait dire à tous lesmarchands qui jugent les effets sans remonter aux causes, que lesrelations de l’Angleterre étaient les seules convenables à cette répu-blique. Mais l’homme d’état ne s’y trompera pas, et saura apprécierla différence qui existe entre ces deux époques.
Les rapports forcés de la Hollande après l’invasion de Ijg5, lors-que toute balance maritime était déjà rompue, devaient mettre eneffet toutes les colonies au pouvoir des Anglais , et ruiner le com-merce qui fait le premier besoin des Proviuces-Uuies. Quelques re.-