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Tome premier. Introduction.
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LIVRE 1 er , CHAP. III. 477

On n ! a jamais su bien positivement en quoi con-sistèrent ces stipulations. L’électeur Frédéric-Auguste quiyfut admis, n’accepta jamais formel-lement la couronne héréditaire de Stanislas ,dévolue à sa famille par la constitution du 3 mai.

Au surplus les expressions vagues de cette dé-claration excitèrent la plus juste surprise, et au-torisèrent tous les soupçons.

A peine ce concert des puissances est-il connuque les bruits les plus alarmans se répandent enFrance ; on juge que cette ligue sera bientôt aug-mentée des princes alliés à la famille de Bourbon,qui régnent en Espagne, en Sardaigne, à Naples ,et qui semblent bien plus intéressés que le roi dePrusse à la soutenir. On regarde généralement ledémembrement du royaume comme décidé, eton fait même circuler la nomenclature des pro-vinces qui en seront arrachées; dès-lors l’exas-pération est à son comble, et on accuse la courde tous les maux dont la patrie est menacée.

D’un autre côté, l’émigration faisant de grands,progrès depuis le retour de Yarennes, de nom-breux rassemblemens se forment à Ettenheim , àCoblentz et à Bruxelles. On y annonce hautementle projet de rentrer en France à main armée ; descorps sont organisés, des chevaux et des armesachetés et distribués. Des ministres accrédités deRussie (i), de Suède et d’Espagne résident à

(1) Outre le comte ïtomanzof qui résidait publiquement, à Co-4 . *12